"Les femmes, tout en étant absentes du gouvernement de la Commune de 1871, furent très actives dans les clubs, les journaux ou sur les barricades. Loin du mythe de la "pétroleuse", elles participèrent aux differents courants du socialisme féministe.
Reconnaître la présence des femmes à tous les niveaux de la Commune mais aussi les différentes façons dont la Commune elle-même distingua les genres permet de mieux comprendre la période.
Plutôt qu'un milieu révolutionnaire, gouvernemental et militarisé mais strictement masculin, la Commune fut constituée de multiples courants de "féminismes socialistes révolutionnaires et les entrelaça. Ils irriguèrent les clubs politiques, le journalisme, l'organisation du travail, les comités de vigilance, la réforme de l'éducation et toute une série de fonctions sur le champ de bataille: " Renverser la hiérarchie de genre, au même titre que celle de classe et de religion, était l'un des objectifs fondamentaux de la Commune de Paris" (Carolyn J. Eichner*).
[* Historienne, elle a publié en 2020 "Franchir les barricades. Les femmes dans la Commune de Paris" aux éditions de la Sorbonne.]

"Sur les pas de Louise Michel dans Marseille (traces, impacts, lieux mémoriels...) une héroïne actuelle des luttes féministes. Et parce que nous serons la veille de la journée des Droits des Femmes, d’autres portraits de femmes seront au rendez-vous, connues ou méconnues ; toutes ont œuvré pour la liberté et l’égalité des genres dans Marseille. Une découverte d'un nouveau lieu de rendez-vous pour les femmes "chez Marthe".