Fête de la Commune 2019

Il y avait encore foule cette année — au moins autant et peut-être même plus que l’année passée — sur la place de la Commune-de-Paris (XIII e ) pour notre fête annuelle, le samedi 28 septembre. La météo, menaçante les jours précédents, a finalement été de notre côté ce jour-là.

Comme il se doit, c’est notre ami Riton qui, dès 14 heures, a ouvert le feu, suivi, comme il se doit aussi, par Malène. Tous deux ont enchaîné les chansons que nous connaissons tous, chansons populaires, chants de révolte et d’espoir. Pour finir, cela va de soi, par L’Internationale, reprise par le public.

Nos ami.e.s ont ensuite présenté Le Rendez-vous du 18 mars. Valérie, Floriane, Joseph, Jean-Louis, Annette, Alice, Vincent et les autres, au meilleur de leur forme, ont rejoué le printemps 1871.

Vient le temps du discours. Cette année, c’est une toute nouvelle adhérente, Floriane Gula, qui en a la lourde charge. Dans un discours très personnel, et qui a touché le public, elle rappela l’émotion qui a été la sienne en assistant à une représentation du Rendez-vous du 18 mars, qui l’a conduite à rejoindre l’association et à intégrer la troupe. « C’est comme si un bout de mon histoire, de votre histoire, de notre histoire s’était enfin révélé. Comme quelque chose qui serait en nous, au plus profond, mais qu’on aurait oublié. C’est comme si tout ce en quoi je croyais socialement, politiquement, tout ce en quoi je rêvais en terme de société, se déroulait sous mes yeux... »

Puis, elle s’interrogea, en opposant les anticipations sociales et démocratiques posées par la Commune en 1871 — l’aspiration à l’égalité, l’émancipation des femmes, l’égalité reconnue aux étrangers — et la réalité d’aujourd’hui (voir l’édito en page 2).

Après le discours, place aux Amis de l’Insurgé : Françoise, Jean-Pierre et Michel ont présenté un spectacle autour d’Eugène Pottier, qu’ils avaient déjà donné à Blois, lors des Rendez-vous de l’Histoire, il y a deux ans.

Pour clore la fête, des nouveaux, qui se produisaient à notre fête pour la première fois : les Tourneurs Phraseurs, un quatuor qui nous offrit de la « chanson artisanale », où les mots, les sons et les formes — en l’occurrence la sculpture — s’entrecroisent.

Bien entendu, pendant tout ce temps, les stands ont marché fort : la librairie, les signatures avec Michèle Audin et Éloi Valat, les t-shirts – un succès remarqué –, la tombola et, inévitablement, l’Estaminet, où le communard a coulé à flots…

MICHEL PUZELAT