La Commune de Paris, cette oubliée de l'histoire

Dans La Raison n° 44 - mensuel de la Libre Pensée. Il faut signaler un important dossier : « La Commune de Paris, cette oubliée de l‘Histoire ». dont les auteurs et particulièrement Ginette Vargin-Orru doivent être grandement félicités. C'est d'abord la conjuration du silence puis à la fin du siècle un déferlement de littérature falsificatrice et ordurière dont le chef de file est Maxime Du Camp.

Les écrits pro-communards sont eux victimes de la censure et de la répression. Les manuels d'Histoire participent dans un premier temps, à la terreur tricolore et finissent, à de rares exceptions près, par occulter totalement l'événement.

Le théâtre et le cinéma ne faillirent pas à la règle du silence qui sera à peine transgressée à l'époque du centenaire de la Commune. En revanche. les études historiques récentes marquent heureusement un regain d'intérêt pour cette période cruciale de notre Histoire.

Marcel CERF

La Raison n° 441 - mensuel de la Libre Pensée, La Commune de Paris, cette oubliée de l‘Histoire.

 

Les tuileries incendiées n’ont pas été reconstruites

De tous les monuments et édifices qui ont été incendies pendant la Semaine sanglante, les Tuileries n'ont pas été reconstruites. De nombreux participants aux visites du Paris communard s'en étonnent et nous demandent des précisions.

En effet, de l'avis général, la restauration du Palais était possible.

Dans un récent article publié par l'excellent Bulletin de l'Association pour la Sauvegarde et la Mise en Valeur du Paris historique, E. Jacquin, de la Section historique du Louvre, donne à la fois des renseignements sur l’affaire de la démolition, mais aussi sur la façon dont l'entrepreneur Picard, qui obtint le 4 décembre 1882 l'adjudication des mines (pour 33 500 F), organisa une extraordinaire brocante des matériaux et œuvres d'art.

E. Jacquin a pu, malgré la difficulté, localiser à Paris et ailleurs un certain nombre de vestiges.

À ce propos, on notera que le « vandalisme officiel » ne suscite pas, en général, la même désapprobation que l'action des fureurs populaires. On saura gré à E. Jacquin de ne pas être tendre avec ce règlement de compte politique auquel la haine de la Commune n'était pas étranger

Raoul DUBOIS

Bulletin de l'Association pour la Sauvegarde et la Mise en Valeur du Paris historique N°79, 1er semestre 1999, 44/46 rue François Miron 75004 Paris.

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