Le vent de la Commune

1871-2020. Près de 150 ans après, le vent de la Commune souffle toujours sur Paris, sur la France et sur le monde. Il n’est pas de manifestation de rue qui, à un moment ou à un autre, ne se réclame pas de la Commune de Paris 1871.

Comment s’en étonner ?

L’injustice sociale est encore bien présente et les inégalités, dénoncées il y a 150 ans, sont d’une actualité criante.

Une des idées centrales de la Commune était que la République est infirme, quand elle n’est pas sociale, quand le droit du travail n’est pas respecté, quand le travailleur n’a pas son mot à dire sur son lieu d’activité. En un moment où se parachève le détricotage de tout ce que la lutte sociale avait conquis pièce par pièce, il est bon de faire connaître l’œuvre et l’expérience de la Commune de Paris.

 

Portrait de Sylvain Perier, dessin de James TissotNous affirmons que des alternatives aux idées dominantes d’aujourd’hui sont possibles. C’est ce que nous nous efforçons de forger dans notre diversité. Pour nous, la Commune de Paris n’est pas un modèle, mais une source d’inspiration. Son œuvre ne se copie pas. Elle fut capable d’innovation en son temps et nous devons innover au nôtre. Mais son état d’esprit peut encore aujourd’hui nous servir de guide.

La Commune fut un pouvoir du peuple, pour le peuple, par le peuple. Elle donna à voir ce que peut être une République sociale. Elle esquissa le projet d’une démocratie pleinement citoyenne, où le droit de décider ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise, où l’élu ne peut se détacher des citoyens, où la liberté, l’égalité et la fraternité marchent du même pas.

Comme en 1871, nous appelons toujours à combattre toutes les formes d’exploitation, d’exclusion, contre les atteintes aux droits de la Femme et de l’Homme, pour continuer l’œuvre amorcée par les communards, pour une République démocratique et sociale dans laquelle tous seraient réellement citoyens et égaux.

PLACE AU PEUPLE !

JOËL RAGONNEAU ET ROGER MARTELLI