Tel était le thème du voyage offert par le C.U.R.D.I. et l’ANACR de l’Indre aux lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation - 32 des 40 lauréats y ont participé.

Du Carré des Fusillés dans le cimetière d’Ivry, au Musée de la Résistance nationale de Champigny le premier jour, avant de rencontrer Madeleine Riffaud sur le lieu de ses combats, ils ont pu découvrir La Commune de Paris le deuxième jour et visiter le Mont-Valérien le dernier jour.
Mercredi 15 mai au matin, Yves Lenoir nous accueillait au pied de Montmartre distribuant une enveloppe de documents à chacun. Puis il confiait le groupe à William Dumontier et Aline Raimbault.Le Paris résistant

William captiva l’intérêt du groupe : dans un premier temps, à Montmartre, en nous proposant un rappel du contexte historique, politique,
économique, social et militaire du XIXe siècle et la journée du 18 mars 1871 qui ont conduit à la première révolution ouvrière mondiale. Après qu’Aline nous a initiés au panorama de Paris et à ses sites relatifs aux moments de la Commune, c’est dans le car en route pour le cimetière du Père-Lachaise que William nous expliqua la constitution, le rôle et l’oeuvre de la Commune durant ces 72 jours si importants. La plupart des lauréats découvrirent, entre autres, que des élections municipales donnèrent à des délégués le pouvoir de gérer la vie, de doter la Commune d’une organisation politique, d’en faire un état de droit - tous les décrets paraissant au Journal officiel, que les étrangers y étaient citoyens à part entière, que l’Education populaire naissait, que l’on procédait à des réquisitions de logements inoccupés, que l’école laïque gratuite avait existé avant Jules Ferry, que le rôle des femmes était reconnu et que des droits leur étaient donnés permettant l’égalité, que la culture se développait et était mise à portée de tous et débarrassée de toute tutelle du pouvoir, que les finances étaient scrupuleusement gérées, que les salaires étaient protégés des amendes et retenues…que si la Commune s’était inspirée de la Révolution Française de 1789, bien des idéaux de 1871 figurent dans le programme du Conseil National de la Résistance et dans les lois sociales de la Libération.

Après la présentation de quelques figures emblématiques de la Commune (notamment de femmes et d’étrangers !), au Père-Lachaise face au Mur des Fédérés, tous purent appréhender le récit des combats sanglants, des représailles des versaillais aidés de Bismarck, des exécutions sommaires, de l’extermination des communards, de la Semaine sanglante jusqu’au 28 mai 1871, des procès et des déportations.

Un grand merci amical aux intervenants des « Amis de la Commune de Paris 1871 » pour nous avoir permis ces précieuses découvertes.

MARIE-JO CAMMAS