En ce début d’année 2012, l’actualité citoyenne (présidentielle et législative) du premier semestre avait pris le dessus. Donc peu d’actions ont marqué notre association au cours de cette période à l’exception de nos amis du Mans qui avaient programmé, le 23 mai, une conférence-débat à la Maison des Associations avec Hervé Lemesle, sur la Commune et les étrangers. Des recherches et des informations nous ont permis d’en savoir un peu plus sur les communards originaires de la région.
En prélude à ce second semestre, dans un genre différent, notre association régionale en appui auprès du National a servi de relais pour la Libre pensée de Vendée qui a, le 23 juin, apposé symboliquement une plaque au château de Noirmoutier rappelant l’internement de communards entre 1871 et 1872.

LE SECOND SEMESTRE FUT PLUS RICHE EN ACTIONS.

Le 14 octobre, c’est notre amie, Gisèle Portejoie, qui s’est faite à la fois la représentante et la porte-parole de nos associations nationale
et régionale, en s’associant aux amis de la Libre Pensée de Charente-Maritime qui se sont rassemblés en mémoire des déportés de la Commune de Paris à Fouras, au Fort Vauban, et au Port des Barques (Passe aux Boeufs) pour poser une plaque signalétique indiquant le «  Puits des Insurgés ».
Le 6 octobre, nous tenions notre troisième assemblée générale annuelle à Angers en présence de notre secrétaire nationale, Françoise Bazire. Pour donner un peu de relief à cette AG, celle-ci a débuté par la lecture de poèmes de Louise Michel interprétés par Françoise, Andrée et Irène, les « Lectrices de l’âtre ». Au cours de cette assemblée, nous rappelons nos actions et nos activités en n’oubliant pas le résultat de nos premières recherches y compris des anonymes de la région. En après-midi, Françoise Bazire nous présente et nous rappelle ce que fut l’oeuvre sociale de la Commune de Paris et son retentissement.

FAIRE CONNAÎTRE ET SE FAIRE RECONNAÎTRE DE TOUS.

Le temps fort de ce dernier trimestre du 22 au 27 octobre avec l’exposition nationale «  La Commune de Paris 1871  » qui est restée trois jours à Mûrs-Erigné, vue par une centaine de personnes, puis s’est déplacée à Cholet pour deux jours au congrès départemental CGT auquel près de 170 syndiqués ont participé et ont donc pu se rendre compte de ce que fut à l’époque la Commune. La dernière étape fut la fête annuelle du PCF 49 à Trélazé où environ 200 militants ont pu la découvrir.
La soirée inédite du 24 octobre fut un moment important dans le cadre de cette toute nouvelle Université Populaire de Mûrs-Erigné avec la conférence-débat sur la Commune de Paris du 18 mars au 28 mai 1871 et les réactions en Anjou.
Cette soirée était co-animée de façon excellente par Claudine Rey, notre présidente, et Isabelle Emeriau, historienne de l’Anjou pour la période de 1848 à 1891 avec près de 70 participants.
Une seconde conférence-débat traitant de la Commune et des étrangers avec Hervé Lemesle, le 7 décembre dernier, a permis d’attirer environ 25 personnes à la Bourse du Travail à Angers. Dans le public s’est retrouvé un descendant d’Onésime Prudent Desvillers, officier de la Garde nationale et conseiller municipal dans le XIIIe arrondissement de Paris.
En conclusion, nous pensons déjà à 2013… avec en perspective le 150e anniversaire de la Commune de Paris.

RÉMY BARBIER