Enfin le film que nous attendions sur la Commune. Il ne s'agit pas de l'une de ces superproductions de style hollywoodien mais d'une œuvre plus profonde et réfléchie, animée par un souffle révolutionnaire, unissant dans un même combat les luttes pour la Commune et celles de tous les opprimés et exploités du monde entier.

Affiche du film "La Commune"  de Peter Watkins Sous l'impulsion stimulante du réalisateur Peter Watkins, les interprètes (non professionnels en majorité), transfigurés par l’événement, sont devenus des femmes et des hommes de 1871 avec leur enthousiasme débordant et leur foi ardente dans la république démocratique et sociale.
L'action qui se déroule dans le 11e arrondissement, un des secteurs les plus révolutionnaires de Paris, permet d'exalter l'épopée communaliste, son œuvre, sa grandeur et aussi ses faiblesses.

À juste titre. Peter Watkins a insisté sur les rôles des femmes dans l'insurrection. Elles ont su allier leur action politique aux revendications économiques et sociales, exigeant le respect de leur dignité et l’amélioration de leurs conditions de travail. Comme le dit si crânement une de ces fières militantes : « J'aimerais avoir le temps de penser ».

Image du film de Peter Watkins "La Commune" La Commune les a énergiquement soutenues dans leurs tentatives de libération et elles l'ont défendue avec une bravoure qui force l'admiration.
Un plaisant anachronisme (l’introduction de la Télévision dans l'intrigue) va stigmatiser la fonction de désinformation des médias et leur contribution au décervelage des citoyens.
Dans le cadre de l'exposition des photographies de la Commune organisée par le Musée d’0rsay, une projection en avant-première du film La Commune aura lieu au cours du mois de mars (2000) prochain.
Tous les amis de la révolution du l8 mars ne manqueront pas d'assister à cet événement marquant de l'an 2000.


Marcel CERF