Les femmes

Au fil des ans, Louise Michel est devenue la figure unique et emblématique du combat féministe des Communardes, ce qui est totalement injustifié. Si ses propos sont ceux d’une féministe, son combat est celui d’un soldat : ce qu’elle fut durant toute la Commune. On peut dire que son engagement féministe est parallèle à l’action des femmes qui mènent durant cette période un combat exemplaire. En effet, pour la première fois de leur histoire, les femmes créent durant la Commune une organisation féminine, large, populaire, rassemblant des milliers de femmes.

Entre leurs dirigeants, leurs pères, leurs patrons, et leurs compagnons, les chemins escarpés de l’émancipation des femmes sous le Second Empire

« Je vois deux peuples dans nos villes », avait écrit Jules Michelet dans « La Femme », mettant ainsi en confrontation ou en comparaison les prolétaires et « les prolétaires des prolétaires », leurs femmes.

Institutrice passionnée de pédagogie, militante de l’Internationale, Marguerite Tinayre a joué sous la Commune un rôle important dans la réforme de l’enseignement et la laïcisation des écoles.

Marguerite Guerrier, appelée aussi Victoire (son second prénom), est née en 1831 à Issoire (Puy-de-Dôme) dans une famille républicaine.