LE CARTOGRAPHE CONDAMNÉ À UN TOUR DU MONDE

En lui remettant, en 1891, un prix de la Société de géographie, Frank Schrader rappelait qu’Émile Magloire Giffault « exécuta, au cours de divers voyages, des travaux de levés sur le terrain qui devaient lui donner, après l'enseignement qui s'acquiert dans le cabinet, celui qui ne s'acquiert que devant la nature ». Le républicain incontestable qu’était le cousin des frères Reclus se garda de préciser qu’en guise de voyages, le lauréat avait séjourné sept années au bagne de Nouvelle-Calédonie. Le musée Balaguier de La Seyne-sur-Mer conserve précieusement un des carnets de dessins qu’il en rapporta et dans lequel deux cartes illustrent sa circumnavigation.

L’année 2020 sera celle du bicentenaire de Gambon. Gaëtan Gorce, ancien député-maire PS de La Charité-sur-Loire (Nièvre), dans son ouvrage Élus du peuple, 1848-1997 (1), qualifie Gambon, élu de la II e République dans le Nivernais, de « précurseur ».

Napoléon Gaillard (1815-1900), qui fut pendant une quinzaine de jours le chef barricadier de la Commune, est loin d’être un inconnu, et sa biographie dans le Maitron (1) résume l’essentiel de sa vie. Néanmoins, de nouvelles sources permettent de préciser certains aspects de son existence dans deux domaines, sa jeunesse et sa formation politique, et surtout son activité d’inventeur à partir de 1851.

1- VERS LA MINORITÉ (1)

Dans l’ardente participation de Courbet à la Commune, on distingue nettement deux périodes, avant et après le 16 avril 1871. Dès les premières élections, le 26 mars, il s’était présenté et avait frôlé la réussite. Il avait alors simplement continué à travailler à la conservation des œuvres d’art et à leur mise à l’abri des bombardements prussiens, dans la prolongation de son mandat républicain de septembre 1870.

« Très peu d’hommes gagnent à être connus », écrivit son neurasthénique homonyme. En l’occurrence, il est un autre Jules Renard qui mérite grandement de l’être. Né Débard, le 5 septembre 1848, à Franvillers (Somme), il fut reconnu l’année suivante, quand Louis-Édouard Renard, cultivateur, épousa sa mère Élisa.

Dans le dossier consacré à Paschal Grousset aux archives de la préfecture de police de Paris sont conservées quatre lettres dont il n’est ni l’auteur ni le destinataire. Elles ont été adressées par Jules Vallès à Léon David, secrétaire de la rédaction du Radical. Il faut croire que les « mouchards » avaient relâché leur attention puisque le fondateur du Cri du Peuple écrivait à son ami Arthur Arnould, le 5 janvier 1876 :

Né le 27 janvier 1839 à Carisey (Yonne), Protot appartenait à une famille de paysans vignerons dont l’un des membres avait servi comme dragon dans les armées révolutionnaires ; lui-même, quoique pauvre et grâce en bonne partie à son travail, fit des études pour devenir avocat. Étudiant en droit en 1864, militant blanquiste, il appartenait alors au noyau qui constituait l’embryon du Parti. Il assista au congrès international des étudiants qui se tint à Liège du 29 octobre au 1er novembre 1865.

Issu d’une famille bourgeoise, et après des études de droit qu’il abandonne faute d’argent, il devient clerc d’avoué à Paris. Sa première manifestation, le début d’une longue série de luttes, date de décembre 1830 dans les rangs républicains où il est blessé.

C ‘est probablement grâce à sa femme, Irma Vuillier et à sa fille Georgette que Dalou, pourtant officier du 83e bataillon fédéré, n’est pas mort sur une barricade.

 

Louis-Xavier de Ricard, né le 25 janvier 1843 à Fontenay-sous-Bois, est le fils du général et marquis Joseph, Honoré, Louis Armand de Ricard, qui a successivement servi Napoléon 1er, puis les Bourbons et, pour finir, premier aide de camp du roi Jérôme en 1852.

François Ostyn (1823-1912), élu du XIXe arrondissement au Conseil de la Commune de Paris en 1871, délégué de la Commission des Services publics, avait été condamné à mort par le Tribunal militaire de Versailles, après la Semaine sanglante.

Dans L’Intransigeant du 5 février 1882 fut insérée une « touchante lettre de faire-part  » : « Citoyens, vous êtes priés d’assister à l’enterrement civil du citoyen Charles Mabille, ancien combattant de 1830, détenu politique sous Louis-Philippe, sous la République, sous l’Empire, déporté de 1871 à la Nouvelle-Calédonie, décédé à l’âge de 74 ans, à l’hospice de Bicêtre. »

Il n’est pas le plus connu des acteurs de la Commune. Son nom n’a pas la notoriété d’un Varlin, d’un Delescluze ou d’un Vaillant. Pourtant, il est assez représentatif de ces militants ouvriers qui se sont soulevés au printemps 1871. Et il eut, après la Commune, une trajectoire originale.

Un jeune révolutionnaire à la barbe et aux cheveux châtains, en chemise rouge de garibaldien, voici une représentation d’Édouard Vaillant à laquelle nous sommes moins habitués que celles offertes par les photographies de la fin de sa vie, au Père-Lachaise lors de la montée au mur des Fédérés ou dans telle ou telle occasion de sa vie parlementaire.

Même s’il n’avait pas écrit de chansons, Eugène Pottier aurait mérité qu’on le célébrât. Proche du peuple, attentif aux autres et surtout aux pauvres, révolté contre les oisifs et les nantis – en un mot, socialiste – Pottier a toute sa vie été un militant. Ses dons pour la poésie et la chanson lui ont permis une autre forme de militantisme, peut-être encore plus percutante. Pourtant, Pottier a beaucoup joué de malchance : atteint de graves maladies professionnelles, sans argent et menant – sauf pendant les quelques années qui précédent la Commune – une vie misérable, le pauvre Pottier prend alors une dimension humaine qui force la sympathie.
Durant la Commune, il avait fondé deux journaux, la Montagne, qui connut 22 livraisons, puis le Salut Public, dont la publication débuta le 16 mai pour s’interrompre, dès le 23, après l’entrée des troupes versaillaises dans Paris.

Pour son rôle majeur pendant la Commune, le 3e Conseil de guerre condamne en juillet 1872 Edouard Vaillant à la peine de mort. Heureusement pour lui, à cette date, il est réfugié à Londres depuis l’été 1871, après un périple à travers l’Espagne et le Portugal où il s’est embarqué sur un navire britannique.

Le lundi 6 juin 1910, le corbillard des pauvres, recouvert du drapeau rouge, fut suivi par plus de 3000 personnes depuis l’avenue Félix-Faure, dans le XVe arrondissement, jusqu’au Père-Lachaise pour assister aux obsèques d’Emmanuel Chauvière.

Charles Beslay, élu du VIe arrondissement et doyen d’âge de la Commune de Paris, est membre de la commission des finances. Il est désigné comme délégué de la Commune auprès de la Banque de France et se montre, dans cette fonction, très respectueux de l’institution dont il prône l’indépendance et dont il assure la préservation. Ceci lui vaudra d’être exfiltré en Suisse par les versaillais après l’écrasement de la Commune et d’être blanchi dès 1872 par le conseil de guerre.

 

SOCIALISME ET SYNDICALISME AU TOURNANT DES XIXE-XXE SIÈCLES

Le tournant des XIXe-XXe siècles est décisif dans le processus de maturation du mouvement ouvrier. D’abord, les conflits du travail et l’idée de grève générale montent en puissance. Ensuite, les syndicats cherchent à réduire leur émiettement en créant la CGT en 1895. Enfin, les écoles socialistes résorbent non sans mal leurs divisions et s’unifient en 1905 dans la SFIO.

Comme le souligne Edith Thomas dans son ouvrage [1], ce ne sont pas des fées qui se sont penchées sur le berceau de Louis Nathaniel Rossel né à Saint Brieuc le 9 septembre 1844, mais des militaires, son père et les deux témoins officiels de sa naissance. Le garçon reçoit une éducation protestante emprunte du respect de la parole donnée, deux éléments qui marqueront toute son existence.

Gustave Flourens reste aujourd’hui un dirigeant méconnu du mouvement communard. Il était pourtant un des meneurs de l’insurrection parisienne les plus populaires. Son destin tragique a même déclenché une vraie ferveur dans la population.

Quelques couples célèbres ont contribué à l’histoire de la Commune de Paris, Louise Michel et Théophile Ferré, André Léo et Benoît Malon, Anna et Victor Jaclard… La rencontre de cette jeune aristocrate russe, fraîchement émigrée, avec cet étudiant en médecine, arrivé de province, a lieu dans les milieux blanquistes, dans un Paris en effervescence.

Édouard Vaillant (1840-1915) est un personnage important de la Commune qu’il a vécue de son premier à son dernier jour et à laquelle il est resté fidèle toute sa vie.

 Figure de la Commune, membre actif du mouvement ouvrier et socialiste

Jean Allemane, né en 1843 à Sauveterre-de-Comminges, en Haute-Garonne, arrive à Paris avec ses parents en 1853. Ouvrier typographe, il est emprisonné à l’âge de 18 ans pour avoir participé à une grève. Il prendra ensuite une part active à l’organisation du syndicat des typographes.

ÉLU DE LA COMMUNE ET PARTISAN DE L’UNITÉ DU MOUVEMENT OUVRIER FRANÇAIS

Né au nord de Saint-Etienne, dans le pays du Forez, au sein d’une famille nombreuse, il est le fils d’un modeste journalier. Lui-même, très jeune, travaille aux champs comme pâtre ou laboureur.
Il fréquente peu l’école. C’est à vingt ans, au cours d’un séjour chez son frère instituteur, qu’il s’instruit véritablement. En autodidacte, il conservera intacte sa passion de lire et d’apprendre.

Eugène Varlin naît le 5 octobre 1839 à Claye-Souilly en Seine-et-Marne, à 37 km de Paris, sur la route de Meaux. Son père possède quelques arpents de vigne, insuffisants pour nourrir la famille. Pour compléter son revenu, il travaille comme journalier dans les fermes avoisinantes. Sa mère est femme au foyer et élève trois garçons, Eugène, Louis, Hippolyte et une fille, Clémence.

Henri Mortier (1843-1894)En 1871, Henri Mortier est très populaire parmi les ouvriers du meuble du faubourg Saint-Antoine, dans le XIe arrondissement de Paris où il exerce le métier de découpeur en marqueterie. Cette renommée lui vaut d’être élu de la Commune dans cet arrondissement populaire avec le meilleur score, lors des élections du 26 mars 1871 ; il recueille 21 186 suffrages sur 25 183 votants et 42 153 électeurs inscrits.

Apprenti ciseleur en bronze, Albert Theisz est initié très tôt aux problèmes sociaux. Dès 1859, au sein d’association de bronziers, il milite pour la création de chambres syndicales ouvrières, et en 1862, à l’Exposition universelle de Londres, il combat pour l’extension des compétences des sociétés de secours mutuel et le droit de grève. Les conflits entre ouvriers et patronat se succèdent, les bronziers et notamment Theisz, en tant que membre dirigeant de la Société des Bronziers, sont à la pointe du combat.

Au n°139 de la rue de Charonne, subsiste une pauvre masure inhabitée, vestige d’un autre siècle, épargnée (pour combien de temps encore ?) par les bulldozers des démolisseurs. Au second et dernier étage mansardé de cette humble construction, le futur champion de boxe Joseph Charlemont vécut seize années d’une dure jeunesse. [1]

La biographie de Léo Fränkel ayant fait l’objet d’une brochure [1], notre regard portera sur les fondements de son action au sein de la Commune : l’application des doctrines de l’économie politique qu’il possède étonnamment, ses convictions politiques.

 Notre ami Léopold Cabanau qui est un chercheur chevronné nous a fait parvenir un curieux article de « L’Intermédiaire des chercheurs et curieux », du 20 novembre 1901, concernant la mort de Rossel.

L’ex-maire de Paris, Jean Tibéri, n’en finit pas de remâcher ses regrets pour son trône perdu et pour cela est prêt à tout dire et n’importe quoi pour s’y asseoir de nouveau. Il avait déjà eu l’occasion de manifester sa mauvaise foi en affirmant, sous les huées du public, les qualités républicaines d’Adolphe Thiers, lors de l’inauguration de la Place de la Commune en 2000. Il a encore perdu l’occasion de se taire lors de
Au Panthéon des inconnus, Eugène Pottier devrait figurer en bonne place. Une tombe modeste érigée en 1905 grâce à une souscription nationale rappelle les mérites de l’auteur de « L’insurgé », « Jean Misère », « La toile d’araignée », « Ce que dit le pain », « La mort d’un globe », « L’Internationale », avec trois dates : 1816, 1870, 1887.

Si la première partie de l’existence de Napoléon La Cécilia est riche en prouesses guerrières, à partir de son mariage avec Marie David, il est impossible de traiter séparément la vie de ces deux êtres puisqu’ils ont participé aux mêmes événements tragiques et partagé le même idéal.

Un de nos adhérents de l’Ariège nous a communiqué un article du « Pays Cathare Magazine » intitulé « Victor Pilhes le rouge ». Cet article a vivement retenu notre attention sur cet Ariégeois, ennemi implacable du despotisme et défenseur résolu de la République démocratique et sociale.

Le 26 mai 1885, lors des obsèques d’Amouroux, secrétaire de la Commune de 1871, le 117e de ligne, avec son drapeau tricolore, lui rend les honneurs militaires à la maison mortuaire, 37 cours de Vincennes. Dans le cortège qui va jusqu’au Père-Lachaise, on remarque une trentaine de députés ceints de leur écharpe tricolore.

Trois romans de Jules Verne ont pour origine le texte d’un autre écrivain, Paschal Grousset, ancien délégué aux Affaires étrangères de la Commune de Paris.

Ceux qui ont lu des ouvrages sur la Commune de Paris ne peuvent ignorer le nom de Lissagaray, dont l’Histoire de la Commune de Paris publiée en 1876, reprise en 1896 avec une nouvelle préface de l’auteur dans une version définitive, et constamment rééditée au long du XXe siècle [1], reste un classique, un ouvrage de référence. Mais si des Communards qui n’ont pas nécessairement joué un rôle essentiel font plus ou moins régulièrement l’objet d’articles ou de conférences, si des associations se sont constituées pour perpétuer le souvenir et les idées de certaines personnalités du mouvement ouvrier de l’époque, tel n’est manifestement pas le cas de Lissagaray.

Aventurier au grand cœur, Amilcare Cipriani fait fi des honneurs et des prébendes. Seule la lutte en faveur des opprimés du monde entier lui importe. Né à Rimini (Italie), le 18 octobre 1844, il s’engage à l’âge de quinze ans dans le 7e régiment d’infanterie du Piémont. Avec l’appui de l’armée française aux troupes piémontaises, les Autrichiens sont vaincus à Palestro, Magenta, Solférino. Le jeune homme prend part à ce prélude du conflit de 1865. En 1860, il déserte pour la bonne cause puisqu’il va rejoindre les troupes de Garibaldi, le héros de l’unification de l’Italie. A la bataille de Milazzo, il se signale par sa bravoure et est nommé sous-lieutenant. Fait prisonnier à Aspromonte (Calabre), il réussit à s’évader et s’embarque pour la Grèce où il lutte contre les royalistes. Expulsé, il part en Égypte comme membre d’une expédition scientifique. On le retrouve à Londres parmi les fondateurs de l’Internationale.

Olivier Souêtre, né en 1831 dans le Finistère, est surtout connu comme auteur et compositeur de chansons en breton, la plus connue étant La complainte de la ville d’Ys. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il a vécu à Paris à partir de 1858 et qu’il s’est alors rallié aux idées révolutionnaires.

Né en 1830 à Sainte-Foy (Gironde), Élisée était destiné à être pasteur comme son père. Mais il perdit tôt la foi et quitta la Faculté de théologie de Montpellier pour l’Université de Berlin où il suivit les cours du grand géographe Karl Ritter.

Gaston Crémieux est né à Nîmes le 22 juin 1836, issu d’une famille juive du Comtat Venaissin. Son père est marchand d’indiennes (tissus aux motifs indiens). Après l’école primaire, il entre au lycée de Nîmes où il est un excellent élève. Il obtient son baccalauréat le 19 août 1853. Il veut être avocat et désire faire ses études à Paris. En octobre 1854, il est inscrit à la Faculté de Droit. Mais au bout d’une année, ses maigres ressources le contraignent à revenir à Nîmes ; il trouve un emploi comme deuxième clerc chez un avoué, épargnant ainsi des sacrifices pécuniaires à ses parents.

Raoul Rigault, le mal-aimé, soldat de la Commune de 1871
Communard qui a été haï, sans aucunes limites, par le Parti de l’ordre, c’est bien Raoul Rigault : « bambin méchant », « fanfaron de perversité », « canaille », « aristocrate de la voyoucratie », et bien entendu « assassin ».

Walery Wroblewski est né le 5 décembre 1836 à Zoludek, aux confins nord-est de la Pologne, actuellement Belarus, dans une famille de propriétaires terriens appartenant à la petite noblesse. Il fait ses études à Wilno et à Saint-Petersbourg à l’Institut supérieur des eaux et forêts. Dans cette ville, comme beaucoup d’étudiants, il entre en contact avec les démocrates révolutionnaires russes, ce qui influence sa formation politique. Ses études terminées, il travaille dans la région de Grodno en militant, en même temps, pour ses idées sociales. Quand, en janvier 1863, éclate l’insurrection contre la domination russe, le jeune Walery y prend une part active en commandant un groupe de maquisards. «Wroblewski jouissait, parmi ses compatriotes combattants de l’insurrection d’un prestige militaire mérité. D’une bravoure à toute épreuve, on racontait qu’il avait, avec une demi-douzaine de lanciers, traversé toute la Lituanie. Il avait le corps tatoué de coups de lances» (1).

Poête et journaliste au Père Duchêne

Eugène Vermersch est né à Lille le 13 août 1845. Après ses études secondaires, sa famille l’envoie à Paris pour faire médecine, mais il préfère taquiner la muse. Il sera poète et chroniqueur.

Louis Delbrouck a été longtemps un personnage mal connu de l’histoire de la Commune. Heureusement des chercheurs patients et obstinés, M. Maurice Vinot et son fils Yves ont réussi à cerner la personnalité de leur ancêtre.Pour réaliser cette esquisse biographique, il a fallu faire souvent appel aux connaissances approfondies en généalogie, en histoire sociale et en histoire locale de ces deux pionniers.

Le 17 avril 1871, sur la demande de Léo Frankel et au nom de la municipalité du 13e arrondissement, la Commune de Paris décide que la place d'Italie prendra le nom de place Duval.
Émile Duval était né à Paris, le 27 novembre 1840, ouvrier fondeur, il exerçait sur ses camarades d'atelier une influence extraordinaire.

Fils de notaire berrichon, né à Vierzon [Cher], le 29 janvier 1840, Édouard Vaillant n'est guère prédestiné, ce jour-là, à devenir le symbole vivant de la Commune de Paris. ingénieur sorti de l’École centrale, étudiant en philosophie et en médecine à Heidelberg et à Tubingen (il deviendra plus tard médecin et Member of the Royal College of Surgeons britannique], confident et disciple de Proudhon, ami et correspondant du grand philosophe matérialiste allemand Ludwig Feuerbach, membre de la section genevoise de l’Association internationale des travailleurs, Vaillant est déjà passé, à la chute de l’Empire, par une formation des plus éclectiques.

À Jean MAITRON
Maurice Choury (1) puis Jacques Rougerie (2) ont attiré notre attention sur un document qui repose aux Archives de la guerre à Vincennes (3). Il s’agit d’un manuscrit signé Nestor Rousseau et que l’auteur a rédigé pendant qu’il attendait en prison le jour de sa comparution devant le Conseil de guerre.
Pour la première fois, ce document va être publié intégralement.
Mais auparavant, il convient de se demander qui était donc Nestor Rousseau (4).

« Elle me fait horreur, votre Marseillaise...(1) (2) »

Le goût des parades militaires, les réactions qu’il eut, enfant, devant ces parades constituent une des sources de l’esprit volontiers cocardier de Vallès. Dès 1864, il se plaît à évoquer les « cavaliers du 2e chasseurs courant à cheval par les rues de Saint-Etienne » (3).