Vie de l'association

Nous inaugurons une nouvelle rubrique sur la vie des commissions de l’association. Elles travaillent souvent dans l’ombre, et pourtant sont un élément essentiel de notre activité, dans la durée. Nous commençons cette revue par la commission Patrimoine.

LA COMMISSION PATRIMOINE

Le 7 octobre 2000, notre conseil d’administration décide la création de nouvelles commissions, dont « Connaissance et sauvegarde du patrimoine, à qui est confiée la charge de faire des recherches sur tout ce qui a trait à l’histoire de la Commune de Paris, ainsi que d’animer toute initiative pour la protection de ce patrimoine » (1).

COMMUNES DE PROVINCE COMMUNE DE PARIS

Notre quatrième soirée d’histoire s’est tenue le mardi 3 décembre 2019, à la mairie du XIVe arrondissement, devant une cinquantaine de participants. C’est Marc Lagana qui introduit le thème — La province et la Commune de Paris — et présente les intervenants : Chantal Champet, historienne, qui travaille sur la Commune de Marseille ; Jean Annequin, co-président du comité berrichon des Ami.e.s de la Commune, qui s’intéresse depuis plusieurs années aux mouvements révolutionnaires dans les campagnes ; Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Lyon 1, auteure de Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours.

Jean Chatelut, enseignant à la Faculté de Médecine-Pharmacie de Limoges, s’est éteint le 25 janvier dernier au CHU de la ville, au terme d’une longue lutte contre le cancer. Il était âgé de 88 ans. C’était un militant du Comité berrichon des Amies et Amis de la Commune de Paris.

Pour notre comité, ce qui domine, c’est avant tout l’émotion suscitée par la disparition de Jean Chatelut, « un grand Ami et un grand Monsieur », notre ami Georges Chatain lui rendant pour nous un bel hommage dans un article publié à la page précédente.

C’est le samedi 25 janvier qu’a eu lieu l’édition 2020 de la rencontre avec les nouveaux et nouvelles adhérent.e.s. Une trentaine d’entre eux avaient répondu à l’invitation, et presqu’autant d’ancien.ne.s. Il y avait là des Parisiens et des Franciliens, mais aussi des Dieppois ou des Berrichons.

Le jeudi 5 mars a été dévoilée la plaque apposée sur la Terrasse des 500 délégués de la Commune, au 14 rue Volta, dans le III e arrondissement.

Le Comité creusois des Amies et Amis de la Commune de Paris prépare déjà activement le 150e anniversaire, sans attendre 2021. Du 18 au 20 septembre 2020, une exposition consacrée à des artistes plasticiens qui prennent pour thème la Commune de Paris sera présentée à l’abbaye de Prébenoît dans la Creuse (1). Un livret d’expo sera réalisé pour 2021. Il est prévu de faire tourner cette exposition dans les départements alentour et peut-être à Paris (si l’on arrive à obtenir une salle). L’exposition générale de l’Association servira de fil conducteur historique à cette exposition artistique.

Hommage à la Commune au Prolé de Nimes

Du 18 au 25 mai 2019, notre comité, en partenariat avec plusieurs associations nîmoises, a fêté la Commune de Paris.

Le cadre : le café Le Prolé… « Prolé » pour « Prolétariat », évidemment... Fondée le 27 septembre 1908, la Maison du Prolétariat, avec son café, incarne plus de 100 ans de luttes sociales à Nîmes. Elle a certainement vu passer d’anciens communards : Vaillant, Camélinat... Une assistance nombreuse a participé à ces évènements dont le programme avait été élaboré avec l’association Les Amis du Prolé. (1)

Le dimanche 10 Novembre 2019, un rassemblement joyeux s'est fait remarquer vers 11 h 30 devant le numéro 139 de la Grande Rue à Dieppe. Nous étions là, près d'une cinquantaine, membres de l'Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, Parisiens et Dieppois, des habitants, des représentants de l'Association des Sourds de la métropole Rouen-Normandie et de l'Association Signe sans frontière, le maire de Dieppe Nicolas Langlois, des élus, tous rassemblés pour fêter l'inauguration d'un panneau historique posé sur un gabion, face à la maison natale de Bruno Braquehais (1823-1875).

L'Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, dimanche 10 novembre 2019 à Dieppe

Le temps fort de notre activité locale fut la participation de notre co-président pour l’Indre, Jean Annequin, à la 4e Soirée d’histoire de l’Association, ayant pour thème « La Province et la Commune », aux côtés de Chantal Champet, une amie marseillaise ; une soirée qui participe au renforcement des liens fraternels entre comités provinciaux et à l’idée partagée de mise en commun des travaux locaux.

Plaque honorant les fédérés de la Commune de Paris qui périrent en ces lieux 1871-1872

C’est par la chanson Sur la Commune de Serge Hutgé-Royo, interprétée par une chorale de Poissy, que nous sommes accueillis ce samedi 9 novembre, sur le camp militaire de Satory, devant la plaque honorant les « Fédérés de la Commune de Paris qui périrent en ces lieux au cours des années 1871-1872 ».

« Belleville-Commune de Paris 1871 » octobre 2019

Bravant la pluie, une centaine de personnes étaient rassemblées, à l’appel de notre association, le dimanche 20 octobre, au métro Belleville, pour réaffirmer notre détermination à obtenir que la station Belleville soit renommée « Belleville-Commune de Paris 1871 ».

Samedi 5 octobre 2019. C’est le grand départ pour la Touraine, avec une petite variante dans le rituel des chants entonnés par Françoise : il s’agissait, cette année, d’apprendre une chanson que nous ne connaissions pas : Commune, espoir du monde, composée par Eugène Bizeau, le poète tourangeau que nous allions mettre à l’honneur tout au long du week-end. Pour nous accueillir, l’harmonie municipale de Saint-Pierre-des-Corps l’avait de son côté répétée ; ce fut un accueil magnifique et émouvant, orchestré par Madame la Maire, Marie-France Beaufils, et son adjointe à la Culture, Colette Gauthier, et ce, sur la Place de la Commune de Paris, en face du stade Camélinat !Sur les traces des communards en Touraine

Moment de forte émotion, prolongé par le pot à la Mairie de cette ville chère au cœur des cheminots, qui porte toujours haut les couleurs des traditions ouvrières. Nous étions un peu chez nous…

Fidèles aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois, nous tenions, pour la 6e année consécutive, un stand au Salon du Livre, toujours encadrés par les mêmes voisins, la Société des Études Robespierristes et le Musée de l’Immigration. Si le thème de l’année, l’Italie, n’était pas immédiatement en prise avec nos préoccupations, nous avons néanmoins célébré Garibaldi, en exposant un panneau et en diffusant un papier sur le légendaire révolutionnaire italien.

Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2019

Mais, pour nous, l’intérêt principal de ces Rendez-vous, ce sont les nombreuses rencontres que nous y faisons. Rencontres de personnalités, qui se sont arrêtées à notre stand : l’historien Jean-Noël Jeanneney, qui préside le comité scientifique des Rendez-vous ; le ministre Blanquer, interpellé par nos amis sur l’absence de la Commune dans les programmes scolaires ; l’incontournable Jack Lang, fondateur des Rendez-vous.

Fête de la Commune 2019

Il y avait encore foule cette année — au moins autant et peut-être même plus que l’année passée — sur la place de la Commune-de-Paris (XIII e ) pour notre fête annuelle, le samedi 28 septembre. La météo, menaçante les jours précédents, a finalement été de notre côté ce jour-là.

Notre AG s’est tenue le 22 juin à Morogues (18), sous la présidence du co-président national Joël Ragonneau. Michel Pinglaut, co-président pour le Cher, rappelle les racines berrichonnes de nombreux membres de la Commune et retrace l’action de l’association, félicitant nos 34 adhérents, dont l’effectif a connu un accroissement spectaculaire de plus de 40 %. Chacun des présents dit son attachement à l’idéal communal. Après le compte-rendu d’activité de l’année écoulée, Jean Annequin, co-président pour l’Indre, souligne le besoin de mettre en évidence les éléments de la Commune ayant un lien avec les actions en province.

FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019

Quel que soit le lieu, la tenue du stand des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, suscite toujours — on ne s’en plaindra pas — un appétit de curiosité, et la Fête de l’Humanité 2019 n’a pas échappé à la règle. Les discussions intéressantes afin de faire connaître l’histoire, l’œuvre, la modernité et l’actualité de la Commune se sont traduites par une augmentation de la diffusion de livres, brochures et de la vente de tee-shirts, sacs et foulards.

Michel PinglautSuivant les conseils de nos ami-e-s du Berry (cf. La Commune n°78), nous avons invité un personnage de marque, Karl Marx, pour la 5e Fête de la Commune de notre Comité. Karl Marx a su apprécier les qualités d’accueil des Trégorois. Et devant une trentaine de personnes, il nous a parlé de philosophie, d’histoire et aussi de sa famille, de ses amis et de ses fréquentations, de sa propre vie rendue moins difficile grâce à son ami Engels. Il ne nous a pas parlé directement, mais par le truchement de Michel Pinglaut, lisant la pièce de l’écrivain américain Howard Zinn, Karl Marx, le retour.

Pendant une bonne heure nous nous sommes retrouvés en ce 19e siècle, qui a vu les communards « monter au ciel ».

Inauguration du passage Marie Rogissart dans le 12ème

Le vendredi 5 juillet 2019, de nombreux amis et amies se sont retrouvés dans le XII e arrondissement pour l’inauguration du passage Marie-Rogissart, une nouvelle voie du quartier qui s’édifie à l’emplacement de l’ancienne caserne de Reuilly. C’est Catherine Baratti-Elbaz, maire du XII e , qui a présidé à cette inauguration, en présence de Françoise Bazire, secrétaire générale de notre association, de Patrick Bloche, adjoint à la maire de Paris, de Nicolas Bonnet, élu du XII e et président du groupe communiste au Conseil de Paris, de Stéphane Dauphin, directeur général de Paris Habitat, l’organisme qui pilote l’aménagement de ce nouveau quartier.

La Commune et les arts dans la Creuse

Le samedi 8 juin, à Jouillat, dans la Creuse, le public a répondu présent à la visite de l’exposition et à la conférence traitant de « la Commune et les arts ». Eugénie Dubreuil, qui donnait la conférence, a commenté les onze panneaux constituant l’exposition : le Paris des arts ; artistes et communards ; Courbet peintre engagé ; la Fédération des artistes ; celles et ceux du spectacle ; la Commune photographiée ; la caricature ; Edouard Manet ; Jules Dalou ; Daniel Vierge ; Maximilien Luce.

Printemps des cimetières 2019

Le 19 mai 2019 avait lieu la seconde édition du Printemps des cimetières, manifestation à laquelle notre association participait, en présentant Le Rendezvous du 18 mars au Père-Lachaise. Dès le matin, nous étions présents sur deux stands, l’un à l’entrée principale, boulevard de Ménilmontant, l’autre à l’entrée Gambetta. Ce fut un moyen, non seulement d’annoncer la pièce pour l’après-midi, mais aussi de faire connaître notre association et nos publications aux nombreux visiteurs, notamment étrangers.

Devant la maison de VaillantNous accueillîmes chaleureusement Gilles Candar à cette même gare où Édouard Vaillant rentra triomphalement d’exil en 1880, avant de le mener voir les maisons où ce grand homme est né et où il vécut (le cimetière, Gilles le connaissait déjà). Au début de la conférence, Michel Pinglaut, notre co-président pour le Cher, a fait les présentations au public de façon théâtrale (normal, car c’est réellement un homme de théâtre) :

Luxembourg 2019

Le 6 mars 2019, l’assemblée générale des Amies et Amis de la Commune 1871, section Luxembourg, s’est tenue au Café Français à Luxembourg-Ville, en présence de Françoise Bazire, secrétaire générale de l’association de Paris. Outre les discussions sur les points habituels, l’accent a été mis sur les futures activités pour 2019 et surtout sur les commémorations du 150e anniversaire de la Commune. La soirée s’est terminée par le banquet traditionnel et Françoise, de sa belle voix, a agrémenté le repas en chantant Le Temps des cerises et Le Drapeau rouge. Elle fut chaleureusement applaudie par les convives du restaurant.

Montée au Mur 2019

En ce samedi 25 mai, près de 65 organisations, syndicales, associatives, politiques, avaient signé l’appel à la montée au Mur. Dès 14h30, sous un beau soleil, le cortège de plusieurs centaines de personnes se formait à l’entrée du Père-Lachaise pour se rendre, en chansons, devant le Mur.

Derniers combats rue Ramponeau

Dans son Histoire de la Commune de 1871, Lissagaray relate le dernier jour de la Commune, le dimanche 28 mai 1871 : « À dix heures, la résistance est réduite au petit carré que forment les rues du Faubourg-du-Temple, des Trois-Bornes, des Trois-Couronnes et le boulevard de Belleville. Deux ou trois rues du XXe se débattent encore, entre autres la rue Ramponneau. Une petite phalange conduite par Varlin, Ferré, Gambon, l’écharpe rouge à la ceinture, le chassepot en bandoulière… débouche du XXe sur le boulevard… Ils entrent dans le XIe. Varlin et ses collègues vont défendre la barricade de la rue du Faubourg-du-Temple et de la rue de la Fontaine-au-Roi… À onze heures, les fédérés n’ont presque plus de canons…

Cimetière du Montparnasse 26 mai 2019

Le dimanche 26 mai, une soixantaine de personnes se sont retrouvées devant le monument érigé en 1910 à la mémoire des Fédérés. Rappelant que sous nos pieds reposent 2000 cadavres anonymes de communards, Valérie Martineau a rappelé le rôle des communards dans le XIVe. Les trois élus de l’arrondissement, Alfred Billioray, Lucien Henry et Jules Martelet, tous les trois artistes, ont joué un rôle prépondérant dans l’insurrection communarde.

Jef Baeck

Épuisé par la maladie, il n’a pas pu, pour la première fois de sa vie, participer à la fête du 1er mai. Jef nous a quittés le 8 mai. C’était un homme généreux, dévoué, d’une grande culture. Très attaché aux valeurs de la Commune, il avait adhéré en 2008 à notre association.

L’été 2015, il est venu rue des Cinq-Diamants avec sa femme Christine. Il avait décidé de créer un comité belge des amis de la Commune. En septembre eut lieu la réunion préparatoire du comité. À cette occasion, Jef m’a organisé une petite visite de « sa ville » qu’il aimait. Ce fut mon premier contact avec Mme Chapeau, personnage haut en couleur d’une comédie de 1938, pièce de théâtre qui fait partie du patrimoine belge.

 Gilbert Bertolini

À notre ami, Gilbert Bertolini Nous avons adressé un dernier salut au président d’honneur du comité de Marseille.

Gilbert Bertolini, après en avoir été l’un des fondateurs, fut pendant 25 ans le président du Comité des Bouches-du-Rhône des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871.

Le 6 avril 2019, nous étions réunis à la Mairie du XIVe arrondissement pour notre assemblée générale.

Françoise Bazire présente le rapport d’introduction, puis Joël Ragonneau apporte des précisions sur la préparation du 150e anniversaire : la conférence itinérante, qui se déroulera dans les villes de province du 19 au 26 mars, une application smartphone pour le Père-Lachaise, un jeu de l’oie, les cerfs-volants à Dieppe, etc. Le débat est très riche et de nombreuses idées viennent alimenter les divers projets. La préparation du 150e anniversaire permet de renforcer le travail avec les comités locaux, ce qui est une avancée positive.

Banquet 2019Perpétuant la tradition inaugurée en 1882 par les communards de retour d’exil, nous nous sommes retrouvés pour le banquet annuel de notre association, le 30 mars 2019 à la Maison de la CGT à Montreuil. Ce fut, de l’avis de tous, un grand cru : plus de 200 amies et amis (211 très précisément) ont répondu à l’appel.

En attendant le « communard » de l’apéritif, on se pressait au stand de la littérature pour se procurer brochures, livres, badges, etc., tandis que Michèle Audin et Raphaël Meyssan dédicaçaient leurs derniers ouvrages. Au début du repas, après le mot de bienvenue de notre président Joël Ragonneau, le discours était prononcé par notre ami Massimo Gelao, qui rappela les combats de notre association dans la perspective du 150e anniversaire.

Comme de coutume, une animation, assurée par Alice, Annette, Françoise, Joël, Marie-Claude, fit alterner chansons et textes, avant de se clore avec le tirage de la tombola. Le tout, dans une ambiance chaleureuse.

Merci à toutes celles et tous ceux — à la commission Fêtes et évènements, à nos « animatrices », à Claudine Boni, grande pourvoyeuse de lots — qui ont contribué au succès de ce banquet. Et à l’année prochaine !

MICHEL PUZELAT

3ème soirée histoire avec JL Robert, Marc Lagana, Quentin Deluermoz

LA COMMUNE N’A PAS TOUT INVENTÉ    

C’est la mairie du Xe arrondissement de Paris qui, le 6 décembre 2018, accueillait notre troisième soirée d’histoire. Dans la salle des mariages — ornée d’un superbe relief de Dalou, La Fraternité —, une soixantaine de personnes avaient pris place pour entendre deux conférences autour du thème : «  Les temps de la Commune : temps long – temps court  ».

Nîmes : hommage à Rossel et Crémieux

Le 1er décembre dernier, les adhérents du comité Gard-Cévennes se sont réunis sur la tombe de Louis-Nathanaël Rossel au cimetière protestant de Nîmes. Rossel, fusillé le 28 novembre 1871 au camp de Satory, fut le seul militaire de haut rang à rejoindre la Commune.

La rencontre des nouveaux adhérents est, chaque année, un moment important de nos activités. Cette année, nous avons proposé de débuter la journée par une promenade sur la Butte-aux-Cailles, au cours de laquelle furent évoqués son histoire géologique, son peuplement au XIXe siècle et bien entendu les événements survenus lors de la Commune de Paris.

Après un déjeuner fraternel, nous nous retrouvâmes salle Eugène Varlin, amicalement prêtée pour l’occasion par La Maison du Livre, boulevard Blanqui, afin de présenter l’association et ses nombreuses activités.

Le dimanche 16 décembre 2018, nous étions rassemblés au cimetière de Vierzon-Ville près de la tombe d’Édouard Vaillant pour les traditionnelles commémorations municipales, où alternent  le Parti Communiste (l’an passé) et le Parti Socialiste (cette année).

Michel Pinglaut et Jean-Marie Favière ont pérennisé, les 2 et 3 février 2019, la présence de la Commune et de Vaillant au Salon du livre d’histoire de Bourges. Le 7 février, nous avons tenu une grande réunion interdépartementale chez nos amis creusois, qui avaient mis les petits plats dans les grands (au sens propre comme au sens figuré) pour nous accueillir dans leur belle salle des Coudercs, lieu habituel de manifestations artistiques, située sur la commune de Jouillat. Nous avions en perspective le 150e anniversaire de la Commune, notamment les conférences itinérantes de Jean-Louis Robert.

Les Ami.e.s du Berry se sont associé.e.s avec les Amis de l’Humanité pour présenter une pièce historique, monologue en un acte : Karl Marx, le retour  d’Howard Zinn (1922-1991). Celui-ci a été l’auteur d’une Histoire populaire des Etats-Unis (1980), qui éclaire l’incidence des mouvements populaires sur l’histoire de la société.

Michel Pinglaut, interprète, confie : «  C’est une responsabilité, mais aussi un vrai plaisir de jouer Karl Marx. La fiction théâtrale rejoint la réalité historique, avec des traits d’humour. Le personnage présente une constellation de sentiments.  »

18 mars 2019 dans le VIème

Le thème de l’année 2019, «  année Courbet  », est la « culture pour tous  ». Pour célébrer le 148e anniversaire du début de la Commune, nous avons donc organisé notre déambulation dans le VIe arrondissement, depuis la mairie jusqu’à l’École de médecine, afin de valoriser l’action culturelle de la Commune.

Sarthe 2018Le vendredi 30 novembre 2018, en présence de Gilles Leproust, maire d’Allonnes, de Rémy Barbier et Jean-Claude Lecoq, du comité régional Pays de la Loire, de Françoise Bazire, représentant l’association nationale, plus de 50 personnes se retrouvent à Allonnes, dans la banlieue du Mans, pour la présentation à la presse, aux acteurs associatifs, syndicaux, politiques et aux citoyens du tout nouveau comité sarthois de notre association.

C’EST FAIT !     

En se promenant dans les rues de Dieppe, le visiteur curieux pourra trouver, sous le porche du numéro 139 de la Grande Rue, une plaque indiquant qu’ici est né Bruno Braquehais, photographe, témoin de la Commune de Paris 1871.

Plaque BraquehaisLe dévoilement de cette plaque, le dimanche 4 novembre 2018, a constitué le dernier évènement de l’année consacrée à Bruno Braquehais et à la Commune (voir les bulletins 74 et 75).

Cette cérémonie a rassemblé, autour de notre comité, plusieurs élus, le député Sébastien Jumel, le maire Nicolas Langlois, des adjoints, des conseillers municipaux, des habitants, des amis sourds venus tout spécialement, de nombreux amis parisiens, dont notre président Joël Ragonneau, et notre secrétaire générale Françoise Bazire.

C’est Gérard Germain, le co-président de notre comité, qui a rappelé l’actualité et la modernité de la Commune et le rôle de notre association. Les élus, par leur présence ou leur discours, ont affirmé qu’à Dieppe, les combats et les idéaux de la Commune étaient toujours d’actualité.

Plaque à Satory

Sous une abondante pluie, un cortège de parapluies rassemblé près du mur délimitant l’ancien Parc aux Cerfs de Louis XIV et le camp militaire de Satory, conduit une quarantaine de personnes devant la plaque à la mémoire des communards. Cette initiative portée par cinq associations (la Libre Pensée 78, la Ligue des Droits de l’Homme des Yvelines, l’Association du Mur des Fédérés de Satory, l’Association Républicaine des Anciens Combattants et les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871) vient rendre hommage aux communards et à la Commune de Paris de 1871.

En-tête du blog du comité

Les notes ici énumérées sont disponibles, sous une forme détaillée, développée et illustrée, sur notre blog Vaillantitude (https://vaillantitude.blogspot.com/ ). Les animations associatives, les recherches historiques et les liens Paris-Province dépassent le cadre de notre comité. Et leur diffusion est immédiatement planétaire !  

De nouvelles conférences se sont déroulées. Celle chez les Amis creusois (24/11), par Jean Annequin, évoquant le souffle populaire et l’esprit libertaire de la Commune : deux éléments trop marginalisés, qui reviennent aujourd’hui dans des ouvrages. Celle de la mairie du XXe (27/10), par Jean-Marie Favière, sur Edouard Vaillant entre Berry et Paris : huit Amis berrichons présents, mais, le regret de la présence d’un seul ami parisien. Celle des femmes de la Commune, par Michel Pinglaut (13/10), pour l’UP de Vierzon.

Jean-Baptiste Clément céramique de Gulon

L’école Estienne, toute proche de la Butte-aux-Cailles, boulevard Blanqui, est, depuis plus de 120 ans une école du design et des arts du livre.

La bibliothécaire-documentaliste nous avait contactés pour faire une conférence sur Auguste Blanqui. À la suite de cette conférence, des liens se sont créés qui ont abouti à un projet de publications pour notre association, par trois élèves de BTS ERPC (Étude de Réalisation d’un Produit de Communication).

Fête de la Commune 2018Le soleil était au rendez-vous, et la foule aussi. Une affluence exceptionnelle — au moins 300 personnes — a marqué, le samedi 29 septembre, notre traditionnelle fête annuelle, place de la Commune de Paris (XIIIe).

Dès 14 heures, tandis que la place se remplissait, nos artistes attitrés, Nag’Air et Riton la Manivelle, lançaient la fête. Une foule mélangée se pressait sur la place, pleine à craquer : des militants, bien sûr, mais aussi des voisins, des passants, des jeunes, des étrangers (des Cubains, un Uruguayen, un Mexicain…).

Nos stands — la librairie, la buvette, la tombola, les t-shirts — faisaient le plein. On retiendra le succès des signatures d’auteurs : Michèle Audin pour  Comme une rivière bleue , Eloi Valat pour ses ouvrages illustrés, désormais bien connus, ou Xavière Gauthier pour  La Vierge rouge  et ses autres ouvrages sur Louise Michel.

 Puis, ce fut le moment théâtre, avec  Le Rendez-vous du 18 mars , toujours autant apprécié. Place ensuite à Alaska Pipelines, une fanfare de cuivres qui mit une touche jazzy originale.

Fête de l'Humanité 2018

UNE BELLE AFFLUENCE SUR NOTRE STAND

Quel que soit son lieu, la tenue du stand des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, suscite toujours – on ne s’en plaindra pas – un appétit de curiosité. Et la Fête de l’Humanité 2018 n’a pas échappé à la règle. Les discussions intéressantes afin de faire connaître l’histoire, l’œuvre, la modernité et l’actualité de la Commune se sont traduites par une augmentation de la diffusion de livres, brochures et de la vente de tee-shirts, sacs et foulards. « Elle est bougrement d’aujourd’hui, la Commune », comme l’ont dit plusieurs visiteurs qui ont rejoint notre association. À noter la présence sur notre stand de Raphaël Meyssan et d’Eloi Valat, pour la dédicace de leurs ouvrages respectifs, attirant ainsi de nombreuses personnes.

 juin 2018

Le 20 juin, notre troupe de théâtre était invitée par les enseignants et élèves de 4e du collège Georges-Braque, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Après avoir été reçu.e.s dans la salle des professeurs, nous nous sommes dirigé.e.s vers le préau où était installée la scène. C’est une nouvelle fois un immense plaisir de jouer devant des écoliers, très émouvant aussi, car c’est bien là un des devoirs de notre association : celui d’être des passeurs de mémoire. Quelle joie de voir ces jeunes suivre les moindres péripéties de cet épisode de notre histoire !

Histoire de Blois 2018

Nous avons désormais, depuis cinq ans, nos habitudes aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois, lieu de rencontre incontournable pour les amateurs et les professionnels de l’histoire, où cette année encore 40 000 personnes sont passées le temps d’un weekend. Plusieurs centaines de conférences, des projections de films, des expositions, des spectacles déclinaient le thème principal : La puissance des images.

Jacques Rougerie

Chacun sait que Jacques Rougerie est, depuis de nombreuses années, un des historiens français majeurs de la Commune de Paris. Ses ouvrages, toujours rigoureux et chaleureux, passionnés et lucides, ont contribué à nourrir l’intérêt pour la Commune, quand elle était encore trop souvent dans l’ombre. Ses synthèses, dans le droit fil de l’historiographie sociale française, ont servi de référence à des générations d’étudiants et de guide à tous ceux qui, militants ou simples curieux, voulaient mieux connaître l’un des événements les plus marquants de l’histoire ouvrière.

Comité BerryPour leur Assemblée générale du 23 juin 2018, c’est à l’auditorium de la Maison d’Expression et de Loisirs d’Issoudun (Indre) que nos amies et amis adhérents et représentants des départements du Cher et de l’Indre, bien sûr, mais aussi de l’Indre-et-Loire, se sont réunis.

L’adjointe au maire, Jane-Marie Candé, fut remerciée à plusieurs titres, pour l’accueil favorable de la ville aux actions et aux demandes de l’association, et parce qu’elle fut particulièrement efficace pour qu’il existât un espace Marie Mercier à Issoudun. Pour sa part le maire, André Laignel, a montré, lors de nos événements antérieurs, qu’il était pleinement légitime et qualifié pour promouvoir la Commune de Paris, ayant été en 1971 vice-président du Comité national du centenaire !

Le 20 octobre au matin, nous sommes partis en train pour Marseille. À l’arrivée, nos amis marseillais nous attendaient au bout du quai, avec le drapeau rouge... Nous nous sommes rassemblés sur le parvis, sous un soleil radieux, pour les présentations : Michel Carrière, président du comité, Michel Kadouch, secrétaire, Christian Pellicani, trésorier, et Chantal Champet, professeur d’histoire, qui a fait un énorme travail sur la Commune de Marseille afin de nous concocter un superbe parcours.

Square Louise Michel

A.G. 2018

Le 7 avril 2018, près d’une centaine — 96 très précisément — d’amies et d’amis se sont retrouvés à la mairie du XIVe arrondissement pour l’assemblée générale annuelle de l’association.

Joël Ragonneau présente le rapport d’introduction pour l’année 2017. Outre les activités traditionnelles, il évoque la récente apposition d’une plaque commémorative dans la station de métro Jules-Joffrin (XVIIIe arrondissement).

Conférence BraquehaisConférence de Roger Martelli

Comme nous l’avions annoncé dans le bulletin numéro 74, Bruno Braquehais, le photographe témoin de la Commune de Paris en 1871, a enfin été reconnu par sa ville natale, Dieppe. Merci à la municipalité, au maire Nicolas Langlois, à l’adjointe à la culture Sabine Audigou et à Olivier Nidelet, le responsable à la médiathèque de la lecture patrimoniale et des archives, qui a réalisé une magnifique exposition.

Joffrin

Le 28 mars, à 11 h, s’est déroulée la cérémonie d’inauguration d’un panneau culturel de la RATP sur le quai de la station de métro Jules-Joffrin, intitulé « Jules Joffrin : les possibles de la Commune ». Une cinquantaine de participants ont suivi le déroulé sur le quai du métro : adhérents de notre association, syndicalistes, élus, agents de la RATP.

Franck Avice, représentant la RATP, a rappelé l’histoire de la station dans celle du métro, puis Jean-Michel Blanc exposa la politique culturelle de la RATP pour les espaces qu’elle gère, et dont notre panneau était un exemple concret.

La Marmite

L’ association des Amies et Amis de la Commune de Paris des Pays de la Loire a renoué, après des mois d’interruption, avec les traditionnelles conférences en abordant, pour premier thème, La Marmite. Le vendredi 13 avril, nous sommes accueillis au Bistrot des Citoyens du Monde, bistrot associatif de Murs Érigné à environ 15 km au sud d’Angers. Ajoutons que cette soirée était aussi dédiée à l’un des nôtres récemment décédé, Yves Renevot. Parmi le public (plus de vingt-cinq personnes invitées) se trouvaient sa femme Josette, son fils Yvon et des amis manceaux bien connus d’Yves.

Mur des Fédérés 2018

Parlant du Mur des Fédérés, Eugène Pottier écrivait : « Le massacre en l’éclaboussant / En fit une page historique ». Une fois encore, suivant une tradition plus que centenaire, la mémoire de la Commune et des communards a été célébrée, le samedi 26 mai 2018, lors de la montée au Mur.

Plus de 70 organisations avaient signé et relayé l’appel des Amies et Amis de la Commune. La concomitance de la « Marée populaire » n’a pas empêché plusieurs centaines de personnes de se rassembler à 14 h 30, sous un beau soleil, pour se rendre en cortège jusqu’au Mur.

Comité Berry 2018

La 8e conférence itinérante présentant l’histoire de la Commune autour des natifs de l’Indre insurgés à Paris et des événements dans le département en 1871 s’est tenue mi-mai au chef-lieu, Châteauroux.

A l’invitation de l’Académie du Centre, devant une assistance découvrant souvent le sujet et très nombreuse (plus de 100 personnes, dont Michel Pinglaut, co-président, et Jean-Marie Favière, vice-président), Jean Annequin, coprésident pour l’Indre du comité berrichon, a, durant près d’une heure trente, exposé chronologiquement le déroulé politique et révolutionnaire du XIXe siècle à Paris et au chef-lieu, avant d’évoquer le moment Commune, un bloc indissociable depuis 1789.

Cimetière Montparnasse 2018

Une semaine après la montée au Mur, le samedi 2 juin, nous avons commémoré la Commune et les communards devant le monument aux Fédérés du cimetière Montparnasse. Après le discours de Joël Ragonneau, et le chant du Temps des Cerises et de l’Internationale, une gerbe a été déposée sur la tombe de Maxime Vuillaume (1844-1925).

Affiche Courbet

Ce 10 mars 2018, nous étions 250 à la soirée « 1871. La Commune de Paris et Courbet en chansons », dans la salle des fêtes du village de Morre, entre Besançon et Ornans, à l’initiative des Ami.e.s de la Commune et plus particulièrement d’André Mouget et d’Alain Jeannin.

Courbet avait écrit, le 6 avril 1871 : « Que chacun se mette à l’oeuvre avec désintéressement. C’est le devoir que nous avons tous vis-à-vis de nos frères soldats, ces héros qui meurent pour nous. Le bon droit est avec nous. »

Banquet communard Bruxelles 2018

Banquet communard Bruxelles 2018Le comité belge des Amies et Amis de La Commune de Paris 1871 a organisé, le 2 juin, son premier banquet en l’agréable salle Jan Lawaait (en bruxellois, traduisez « Jean Grande-Gueule ») de la Mutualité Socialiste à Uccle-Bruxelles. Une quarantaine de citoyens ont trinqué à la Commune avec, souvent, leur premier communard en main ! Après un court historique du contexte social, politique et de la Commune, de la problématique des réfugiés communards à Bruxelles, nous avons présenté notre jeune comité et une sélection de six actions ou personnalités (belges) qui perpétuent l’esprit de la Commune, puis nous avons festoyé et chanté. La chaleureuse voix de Françoise Bazire nous a été d’un appoint déterminant et efficace !

Voilà donc une belle réussite d’un travail d’équipe plein de bonne humeur, et qui stimule l’engagement militant ! On remet ça en 2019, nul doute là-dessus !

CHRISTINE COUNARD ET JEF BAECK

AG Comité Marseille 2018

Les adhérents du comité se sont réunis en assemblée générale le 25 mars 2018. Le rapport d’activité a rappelé les initiatives qui ont eu lieu depuis septembre 2017 : l’hommage à Gaston Crémieux, fin novembre, et celui à Louise Michel les 12 et 13 janvier 2018 (le vendredi 12, une conférence et le samedi 13, un rassemblement devant la plaque du boulevard Dugommier, puis sur le terrain de la future place Louise-Michel, qui a été obtenue par le comité des Amies et Amis de la Commune).

 

En 1874, un peintre de paysages montagnards, alors en grande renommée, peignait ce qui est sans doute la seule oeuvre militante de sa carrière. Son modèle n’était autre qu’Edouard Vaillant. Le peintre, de sept ans son cadet, avait vingt-sept ans. On ignore ce qui a poussé ce jeune Ernest Victor Hareux à entrer dans les vues d’un Vaillant qui n’avait alors qu’une idée en tête, venger l’odieuse mise à mort de la Commune. Car ce tableau, ainsi que nous l’a magistralement expliqué Gilles Candar, est un message symbolique, ce qui explique l’étonnante tenue de garibaldien : le héros italien, lui aussi, fut vaincu, condamné à l’exil, puis à mort par contumace.

 

DANS LE CHER

Cette année, l’hommage à Edouard Vaillant, à Vierzon, en décembre, sur sa tombe, revenait à la section PCF de Vierzon. C’est Edwige Sallé, membre des Amis berrichons qui prit la parole [1] . Le jeune journaliste du quotidien local Le Berry Républicain refusa de relever des extraits : « On ne fait pas de politique dans les cimetières !  » Etonnant, non ?

La Maison de la Presse de Vierzon connaît des difficultés financières : Jean-Marie Favière, auteur de deux volumes sur Edouard Vaillant, animateur du blog Vaillantitude ; Jean-Pierre Soumet, éditeur ; Jean Annequin et Michel Pinglaut, co-présidents des Amis berrichons, ont rédigé un texte de solidarité, en ce début d’année.

 
Bruxelles 2018

Après moult péripéties, la remarquable exposition consacrée aux 72 jours de la Commune de Paris 1871 est arrivée à Bruxelles ce 7 février, aux Halles Saint Géry, berceau historique de la cité. Ce projet a pu se concrétiser grâce à l’appui de la Ville de Bruxelles, et en particulier, au bourgmestre (maire) Philippe Close.

 

Banquet 2018Plus de 180 personnes sont venues, le 17 mars 2018, célébrer le 147e anniversaire de la Commune, lors de notre traditionnel banquet à la maison des syndicats CGT de Montreuil. Ce fut, aux dires de plusieurs convives, un beau succès.

Dès leur arrivée, nos Amies et Amis trouvaient nos tables de littérature, où Éloi Valat dédicaçait ses albums, Le Journal de la CommuneLa Semaine sanglante et L’enterrement de Jules Vallès.

 

18 mars 2018
La célébration du 147e anniversaire de la révolution du printemps 1871 a été marquée, le dimanche 18 mars de 15 h à 17 h , par une marche dans le XIVe arrondissement, de la place Denfert-Rochereau à la mairie du XIVe. Ayant retenu le thème du « peuple en mouvement » et de la « mobilisation populaire » en 1871, c’était l’occasion de faire le lien avec le 50e anniversaire de mai-juin 1968.

 

L’association dieppoise des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 tenait son assemblée générale samedi 10 février.
AG de Dieppe 2018

Pour le comité de Dieppe, l’année 2018 sera, assurément, l’année Bruno Braquehais. En effet, la Ville de Dieppe, en collaboration étroite avec l’association, prépare un hommage à cet enfant du pays, né à Dieppe en 1823, au 139 de la Grande rue. Sourd, il part étudier à l’Institut national des jeunes sourds (INJS) de Paris. Il devient photographe. Son travail est salué dans plusieurs expositions, mais c’est surtout pour la beauté et l’importance de ses clichés pris dans les rues de Paris en 1871, pendant la Commune, qu’il est connu, et même considéré par des historiens comme le premier photographe reporter. Il est aussi connu pour avoir oeuvré à la défense des personnes sourdes.

 

Malgré des conditions météo incertaines et un changement de lieu de dernière minute, le stand des Amies et Amis de la Commune 1871, joliment décoré aux dires de plusieurs visiteurs, a eu un très gros succès et a bénéficié de conditions favorables à la discussion.

Fête de l'Humanité 2017

 

C’est au cours d’un dîner avec des amis creusois, dont Bernard Bondieu, adhérent de l’association, que nous avons eu l’idée d’une semaine communarde en Creuse. Cette semaine s’est articulée autour de trois manifestations.

Creuse 2017,Bernard Bondieu et Jocelyne Guglielmi dans la salle Cheminadour

Tout d’abord, une exposition sur la Commune de Paris 1871, salle Chaminadour à Guéret, gracieusement mise à disposition par le maire, M. Michel Vergnier. Dix-sept panneaux exposant l’histoire de la Commune de Paris étaient montrés au public.

 

nouveaux adherents 2017Le 28 janvier, une vingtaine d’Amies et Amis ayant adhéré à notre association en 2015, 2016 ou 2017 ont participé à un après-midi de rencontres et de débats dans la salle des mariages de la mairie du XIVe.

La réunion a commencé par une présentation de notre association par Muriel Vayssade : son histoire depuis 1882, année de sa création, ses activités qui ont pour but de faire connaître l’œuvre et les idéaux, plus que jamais actuels, de la Commune de Paris 1871.

18 mars 2017 dans le 10ème

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 se sont retrouvés le samedi 18 mars, à 11h00, à la mairie du Xe arrondissement, pour célébrer le 146e anniversaire du début de la révolution de 1871. Ce parcours — de la mairie du Xe à la place de la République — était placé sous le signe de l’apport de la Commune à la démocratie sociale et à la démocratie politique.

 

Blois 2018Les Rendez-vous de l’Histoire de Blois se sont imposés, en vingt ans d’existence, comme le lieu de rencontre incontournable des professionnels et des amateurs de l’histoire, attirant, l’espace d’un week-end, plusieurs dizaines de milliers de personnes. Depuis maintenant quatre ans, les Amies et Amis de la Commune y ont trouvé leur place, à la fois avec leur stand dans le Salon du Livre, et en apportant leur pierre aux débats.

 
En hommage à Claude Willard, nous reproduisons un éditorial qu’il avait écrit dans le bulletin des Amis de la Commune en décembre 1990, dans le cadre de la préparation du 120e anniversaire de la Commune, et qui n’a rien perdu de son actualité.

Willard

TOUS ENSEMBLE !

 

BloisLes Rendez-vous de l’Histoire de Blois se sont imposés, en vingt ans d’existence, comme le lieu de rencontre incontournable des professionnels et des amateurs de l’histoire, attirant, l’espace d’un week-end, plusieurs dizaines de milliers de personnes. Depuis maintenant quatre ans, les Amies et Amis de la Commune y ont trouvé leur place, à la fois avec leur stand dans le Salon du Livre, et en apportant leur pierre aux débats.

Bruxelles 2017

Le samedi 14 octobre au matin, nous quittons la place d’Italie pour Bruxelles. Le voyage ne fut pas trop dur. Nos ami.e.s nous attendent à l’hôtel Bedford, notre quartier général.

 

Le 3e café communard qui a suivi notre Assemblée générale, où nous avons été très heureux de bénéficier de la présence de Françoise Bazire, a été un moment propice aux échanges d’idées sur la modernité de la Commune. En prolongement de la montée au Mur avec beaucoup d’organisations, d’une part et, d’autre part, de leurs contributions parues en 1999 dans l’ouvrage La Commune de Paris aujourd’hui, un large débat a été ouvert avec des organisations Indre-Cher ayant répondu à notre invitation (certaines sont excusées : la CGT, le Parti Socialiste, l’UNSA).

 

Le temps fort de notre vie associative récente, c’est la réunion interdépartementale qui s’est tenue à Graçay (Cher) le 26 novembre 2017.

Nous avons été reçus au Centre des Grands Moulins (local de la Ligue Française de l’Enseignement) par son directeur, également élu municipal. Pour mieux symboliser l’aspect interdépartemental de la réunion, les présents, venus de l’Indre, du Cher, de la Creuse, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et même de Paris, ont désigné comme président de séance José Baquero, le président de la Creuse.

 

Les Dieppois, Amies et Amis de la Commune de Paris-1871, rejoints par un groupe de Parisiens, fêtaient, les 4 et 5 novembre 2017, le premier anniversaire du vote par l’Assemblée nationale, le 29 novembre 2016, d’une résolution pour la réhabilitation des communards. C’était un événement attendu depuis longtemps par l’association, car il redonne désormais leur honneur à ces milliers de femmes et d’hommes calomniés, emprisonnés, déportés, exécutés, dont le seul tort était d’être le peuple industrieux de Paris et de vouloir une république sociale.

 

Plaques CrémieuxLe 3 décembre 2017, malgré un vent glacial, nous nous sommes réunis à plusieurs à Marseille, dans les jardins du Pharo, pour rendre hommage à Gaston Crémieux, sur les lieux où il a été fusillé sur l’ordre d’Adolphe Thiers, le 30 novembre 1871.

La prise de parole des Amies et Amis de la Commune a porté sur l’action de cet « avocat des pauvres  », comme l’avait surnommé la bourgeoisie locale qui le considérait comme un traître.
Il est vrai que cet avocat, qui ne supportait pas les injustices, et dont la fibre patriotique n’acceptait pas la reddition de la France de Napoléon III à la Prusse, a joué un rôle de leader dans les insurrections de Marseille de 1870-1871.

 

En juin 2017, nos amis creusois ont organisé à Guéret une semaine communarde, après avoir proposé, en janvier de cette même année, un spectacle en chansons sur la Commune de Paris.

 

Notre groupe d’une dizaine de personnes se réunit régulièrement, et les projets ne manquent pas.

En ouverture de l’exposition «  Courbet et les artistes de la Commune » au musée d’Ornans, du 23 décembre 2017 au 23 avril 2018, notre groupe a organisé une conférence, présentée par Martine Chevillard et Gaston Bordet, dans le musée où étaient présents une petite trentaine d’auditeurs. Rappelant que quatre Francs-Comtois, Pierre-Joseph Proudhon, Victor Hugo, Gustave Courbet, sans oublier Charles Fourier, étaient présents par les actes ou par les idées dans le processus de la Commune. Les propos de nos deux conférenciers ont été illustrés par la projection de diapos extraites de l’exposition.

 

Toutes et tous étaient bien là, ce matin de novembre, pour assister dans le préau de leur école à ce nouveau Rendez-vous du 18 mars. 110 élèves de CM2 sur des bancs, et nous face à eux pour transmettre ce grand moment de l’histoire, de leur histoire, qu’est la Commune de Paris.

Nous étions attendus. Les enseignants avaient préparé cette rencontre à partir de bandes dessinées, de photos, de témoignages, d’échanges.

 

LLes Bouches-du-Rhône s’enrichissent d’une nouvelle appellation d’origine contrôlée (AOC) car, depuis le 4 juillet 2017, le nom de Louise Michel figure au fronton d’une école publique située dans le nord du département. Ce ne sont pas moins de cinq établissements scolaires qui ont adopté le patronyme de Louise Michel, ici, rien que dans les Bouches-du-Rhône. C’est dire que cette grande dame, qui fut appelée la « Vierge rouge », jouit, chez nous, d’une immense popularité !Ecole Louise Michel à Noves

 

Le 27 janvier 2018, une quinzaine de nouvelles et nouveaux adhérent.e.s de notre association sont venu.e.s participer à la réunion annuelle d’accueil, qui se tenait cette année au siège du Syndicat du Livre CGT, boulevard Blanqui (13e arrondissement). Après le mot d’accueil de Joël Ragonneau, co-président, Muriel Vayssade a présenté l’association : son histoire, sa vocation — rassembler toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans l’héritage de la Commune —, ses objectifs — faire connaître l’histoire et l’oeuvre de la Commune —, son organisation et ses rendez-vous réguliers. Un tour de salle a permis ensuite à chacun des nouveaux et des « moins nouveaux » — une quarantaine en tout — de se présenter et, le cas échéant, d’indiquer les raisons de son engagement.

 

fête de la commune 2017 Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées le samedi 30 septembre, place de la Commune de Paris sur la Butte-aux-Cailles (XIIIe), pour notre traditionnelle fête annuelle.

Dès 14 heures, l’incontournable Riton la Manivelle ouvrait le programme, en interprétant des chants de la Commune et des chansons pacifistes de la Grande guerre. On continuait dans la même veine avec Malène et le groupe Nag’Air.

 

Mur des fédérés 2017Le samedi 20 mai, sous les frondaisons trouées de lumière du Père-Lachaise, l’atmosphère était à la fois grave et exaltante. Soixante-seize organisations ont répondu à notre appel à la montée au Mur. Chaque année, ce rassemblement nous unit dans le partage des idéaux de la Commune. Notre secrétaire générale, Françoise Bazire, nous l’a rappelé dans son discours, en évoquant aussi les missions de notre association : faire vivre la mémoire de la Commune ; perpétuer son internationalisme, représenté ce jour-là par une amie américaine, un ami d’origine italienne et notre ami turc porteur du drapeau de la Commune ; obtenir la réhabilitation des communardes et des communards...

 

Monument à MontparnasseLa cérémonie devant le monument à la mémoire de la Commune et des quelque 2000 fédérés inhumés au cimetière Montparnasse a eu lieu le dimanche 21 mai 2017. Longtemps eut lieu une cérémonie annuelle organisée par les organisations ouvrières de la rive gauche. Mais cette commémoration s’est perdue dans les années 1950. En 2013, les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décident de reprendre cette tradition et d’organiser une commémoration tous les deux ans, au lendemain de la montée au Mur des Fédérés.

 

Bruxelles 2017Notre association et son comité de Bruxelles vous proposent, les 14 et 15 octobre prochains, une visite de la capitale sur les traces des communards et du mouvement ouvrier belge.

« Arrivant en Belgique à des époques différentes, tantôt venant d’un autre exil, tantôt échappés des bagnes français, le plus souvent ayant franchi clandestinement la frontière, les communards arrivèrent à Bruxelles avec l’espoir de pouvoir y trouver un havre de paix et surtout d’y employer, qui ses facultés intellectuelles, qui sa profession manuelle  », écrivent les historiens belges François Sartorius et Jean-Luc de Paepe [1]. « La situation était à cet égard favorable. Bruxelles se transformait (…) et quittait son allure provinciale, et encore très souvent médiévale, pour se transformer en une cité "haussmannisée" », ajoutent-ils.

 

Notre comité a le souhait d’intégrer l’histoire des événements et des femmes-hommes de province à celle de la Commune à Paris, pour connaître avec authenticité toute l’histoire de cette période (deux tiers des insurgés parisiens étaient d’origine provinciale), et ainsi de souligner le rôle qui incombe à tous les comités locaux pour diffuser la connaissance de cette histoire.

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Roger Martelli et Jean-Louis Robert

Ce fut un samedi studieux pour la quarantaine d’amies et amis, réunis à la mairie du Xe arrondissement pour notre journée d’études. La séance du matin était consacrée à une réflexion sur l’actualité de la Commune. Jean-Louis Robert nous a d’abord délivré une longue mise au point, très documentée sur l’historiographie la plus récente de la Commune. Il est parti de trois ouvrages qui ont marqué les travaux : celui de Robert Tombs [1] qui, traduit en français en 2014, quinze ans après sa parution, est devenu l’ouvrage de référence, au-delà des débats qu’il a pu susciter ; celui de Kristin Ross, sur L’imaginaire de la Commune [2] ; enfin la synthèse de Quentin Deluermoz [3], Le crépuscule des révolutions, qui fait le point sur les recherches les plus récentes et pointe la complexité de la Commune.

 

Banquet 2017Le banquet de notre association s’est déroulé le samedi 25 mars. Depuis plusieurs semaines, il revenait dans pratiquement toutes les conversations (date, réservation, menu, sets de table, tombola, animation). La veille, avec le transport à Montreuil à la maison CGT, nous avions eu un avant-goût des tâches qui nous attendaient le lendemain.

 

Pour finir l’année 2016, les Amis Berrichons ont participé aux cérémonies du 101e anniversaire de la mort d’Édouard Vaillant, au cimetière de Vierzon-Ville, où se trouve le caveau familial. Nous en avons profité pour faire connaître dans notre région la décision historique de l’Assemblée nationale, qui a enfin rendu justice aux victimes des féroces répressions dont fut frappée la Commune. Nous avons fustigé, avec un humour grinçant, la censure d’un journaliste du Berry Républicain, quotidien local, ce journaliste ayant choisi d’ignorer la publication du colloque de l’Hôtel de Ville de Paris consacré à Édouard Vaillant [1].

 

Le Mans soirée PottierLe 25 novembre 2016, une quarantaine de convives remplissait la salle du resto ouvrier qui nous accueillait pour découvrir la vie et le répertoire d’Eugène Pottier autour d’une paëlla. Jean-Marie Moine, à la manivelle de son orgue de barbarie, nous a régalés d’une douzaine de chansons écrites par Eugène Pottier tout au long des étapes de sa longue vie. Quelques-unes sont connues, d’autres pas : Reprends ta lyreLe code épicurienQuel est le fou ?Cartouche banquierQuand viendra-t-elle ?Ce que dit le painL’augeLa chasse aux rats, L’InsurgéElle n’est pas morteSentier des boisL’Internationale.

 

RanvierLors du salon du livre d’Henrichemont (Cher), en novembre dernier, deux sympathisants sont venus à notre rencontre. Une personne nous a confié un document concernant la nourriture lors du siège de Paris en 1870.

 

Le 6 novembre dernier, des amies et des amis de la Commune de Paris 1871 sont venus de Paris pour rejoindre les Dieppois. Il s’agissait, comme chaque année, de rendre hommage à tous les communards, devant la plaque dédiée à Louise Michel, rentrée par Dieppe le 9 Novembre 1880, après l’amnistie.Dieppe 2017

 

Dans le Cher, les temps forts de cette fin d’année 2016 ont prolongé la précédente année Édouard Vaillant, celle du centenaire (1915-2015), comme le montre le fait que désormais notre association est constamment présente lors des traditionnelles cérémonies de décembre sur la tombe d’Édouard Vaillant à Vierzon.

 

Chez les Ami-e-s de l’Indre, le cycle sur l’histoire de la Commune de Paris 1871 s’est ancré cette fois-ci à Chabris, en Boischaut-Nord, le 25 novembre, sur l’invitation de l’association « Hier en Pays de Bazelle », avec une nouvelle conférence de Jean Annequin, co-président, intitulée « La Commune de Paris 1871 et l’Indre : réalités et mémoires oubliées  ».

 

L’ année 2016 fut riche en activités pour le Comité Berrichon. Nous avons sillonné nos deux départements pour : inauguration de plaques, salons du livre, visite de tombes, contacts avec d’autres comités ou associations proches de nos idées, manifestations...

Bonnes relations avec l’Éducation Nationale et ses activités périscolaires (Semaine de la laïcité, MGEN, hiérarchie départementale).

 

Le comité Trégor-Argoat (ouest des Côtes d’Armor), créé en 2015, a connu une année 2016 riche en événements et a affirmé sa présence locale et régionale. Il a participé au mouvement social de l’hiver et du printemps contre la Loi travail et au Forum social 2016. Nous avons participé à des collages sur Lannion et les communes suburbaines, sur les cantons de Plestin, de Begard et de Plouaret, puis dans le centre de la Bretagne, de Plouaret à Guerlesquin, en passant par Callac, Trebrivan, Carnoet, Guerlesquin.

 

1ère soirée d'histoire : L. Godineau, M. Lagana et J-L. Robert

L’inauguration des Soirées d’histoire a eu lieu le jeudi 1er décembre 2016, à la salle des mariages de la Mairie du XIVe arrondissement, en présence de plus de 80 personnes. Cette initiative est un élément de réponse à l’un des objectifs majeurs de notre association : faire connaître l’histoire de la Commune de Paris 1871. Ainsi, le président de séance, Marc Lagana, a-t-il rappelé que les thèmes choisis doivent permettre de mieux comprendre et d’approfondir des aspects de cette histoire.

 

Ce 26 Novembre 2016, nous étions plus de vingt à répondre à l’invitation conjointe des Amis de la Commune de Paris 1871 et de la Libre Pensée, afin de rendre hommage à Gaston Crémieux.

Notre camarade Christian Pellicani a rappelé que nous étions devant le palais du Pharo à Marseille (construit par décision de Napoléon III pour Eugénie, qui n’y a passé qu’une nuit !), proche de l’endroit où «  l’avocat des pauvres », comme on appelait Gaston Crémieux, a été fusillé lors de la répression versaillaise.

 
Jeanine Échard      Jacques Zwirn (à gauche) avec Marcel Cerf
JEANINE ÉCHARD

Jeanine Échard est décédée le 25 octobre dernier à Ivry-sur-Seine, après plusieurs interventions chirurgicales. Cette artiste originale et chaleureuse nous avait fait le plaisir de participer à l’exposition que nous avions organisée dans l’Orangerie du Sénat, il y a deux ans, avec vingt autres adhérents de notre association. Plasticienne, elle pratiquait aussi bien la sculpture monumentale que la peinture, la céramique ou la tapisserie, tissée à Aubusson, comme celle que nous avions reproduite en couverture du numéro 58 de notre bulletin.

 

Fête Commune 2016

Un beau succès, et pourtant ce n’était pas gagné d’avance ! Du fait des circonstances, l’autorisation préfectorale était incertaine, et il a fallu attendre les tout derniers jours pour l’obtenir. Cerise sur le gâteau : un beau soleil était au rendez-vous ce samedi après-midi 24 septembre.

Dès 14 heures, la place de la Commune de Paris (XIIIe arr.) commence à se remplir, tandis que Riton La Manivelle, familier des fêtes de la Commune, ouvre la fête, avec un registre centré cette année sur la Grande Guerre, enchaînant chansons populaires (Si tu veux… Marguerite, La caissière du Grand Café) et chansons militantes et pacifistes (La Butte RougeJaurès1917la Chanson de Craonne).

 

Ambiance joyeuse sur le stand des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 lors de la fête de l’Humanité 2016. Chansons, dédicaces (Jean-Louis Robert pour le Paris de la Commune, Dominique Guérin et Éric Savignac pour leur ouvrage la Commune de Paris 1871), vente de livres et de brochures, de tee-shirts, voilà qui a bien occupé nos amies et amis présents sur le stand pendant ces deux jours. Deux nouvelles expositions (une sur les couvertures du bulletin et une consacrée à notre ami Marcel Cerf, ancien vice-président de notre association) conçue par notre amis Joseph et Claudine ont rendu le stand attrayant et ont facilité les rencontres entre les militants et les visiteurs.

 

Pour la troisième année consécutive, les Amies et Amis de la Commune étaient présents aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois, dont le thème était « Partir  ». Près de 1 000 intervenants ont pendant trois jours décliné ce thème dans toutes ses dimensions. Pour ce qui nous concerne, l’exil politique justifiait à lui seul notre présence.
Blois 2016

Celle-ci s’est d’abord traduite dans un stand, où se sont relayés 17 amies et amis tout au long de ces trois jours. Nous avons pu présenter nos activités et nos productions, faire quelques adhésions et nouer des contacts fructueux.

 

UN PARCOURS / UNE EXPOSITION / UN SPECTACLE DANS LE IIE ARRONDISSEMENT DE PARISPottier par Moreje

C’est le 4 octobre 2016, jour du 200e anniversaire de la naissance d’Eugène Pottier, que notre association a effectué un parcours commémoratif dans le IIe arrondissement de Paris suivi par plus de 60 personnes. Le point de départ, 29 rue du Sentier, est situé à l’endroit précis où Eugène Pottier, après 30 ans de prolétariat, avait fondé son propre atelier de dessin industriel sur étoffes. Ce fut bientôt le premier atelier de Paris.

 

« GROUPONS-NOUS ET DEMAIN »

Clermont-Ferrand, le 6 octobre. C’est en chansons qu’a commencé cette soirée organisée par le Comité local Auvergne des Ami(e)s de la Commune pour célébrer le bicentenaire de la naissance d’Eugène Pottier, poète, chansonnier et communard.

Les chanteurs du groupe des Zutopistes auquel s’étaient joints plusieurs membres ou amis de l’association ont ensuite cédé la place à Marie-José Sirach, journaliste à L’Humanité pour une brève présentation de la chanson révolutionnaire.

 

Expos Hôtel de Ville 2016Un beau soleil était au rendez-vous, le mercredi 12 octobre, pour l’inauguration de l’exposition «  1871. Les 72 jours de la Commune » [1] sur les grilles de l’Hôtel de Ville. Catherine Vieu-Charier, adjointe à la Maire de Paris chargée de la Mémoire, représentant Anne Hidalgo, adresse des mots de bienvenue et dit sa satisfaction que ce projet ait pu être mené à bien grâce aux Ami-e-s de la Commune de Paris et au Comité d’histoire de la Ville de Paris.

Marie Mercier  (Issoudin 1850 - Paris 1921)

Quatre nouvelles initiatives ont conclu le cycle « Commune de Paris 1871 » dans la ville d’Issoudun dans l’Indre. En quasi-clôture d’un mois d’expositions qui ont connu un encourageant succès, c’est à nouveau à la médiathèque, le 25 juin, que, devant plus de soixante personnes, Jean Annequin, co-président du Comité berrichon, a évoqué, archives à l’appui, l’histoire de Marie Mercier, l’issoldunoise de la Commune.

 

Nous l’attendions ce voyage à Ornans et Besançon. Un départ place d’Italie à 6 h 30, puis une longue route commencée… par la prolongation d’une nuit un peu trop courte. Nous sommes arrivés pour le repas à l’Hôtel de France, ce qui fut une bonne entrée en matière, tant pour le côté gastronomique que pour l’accueil chaleureux que nous retrouverons tout le long de notre week-end.

Nous nous rendons au Musée Courbet, où trois groupes sont formés avec chacun un guide pour la visite des collections permanentes. Ensuite, nous visitons librement l’exposition temporaire Courbet précurseur de l’impressionnisme.
Traces de Courbet 2016

 

A G 2016

Le 19 mars, plus de 70 ami(e)s ont participé à l’assemblée générale de l’association. Joël Ragonneau présente le rapport d’activité de l’année 2015. En plus de nos initiatives traditionnelles, nous avons consacré 2015 à Édouard Vaillant. Nous lui avons rendu hommage en organisant plusieurs rencontres, avec comme temps fort la journée d’études en collaboration avec Le Maitron et notre voyage à Vierzon et Bourges, inoubliable, grâce à nos amis du Berry.

 

Banquet 2016

Malgré les difficultés habituelles rencontrées pour son organisation, plus de 170 participants ont répondu présents pour le banquet des Amies et Amis de la Commune de Paris, qui s’est déroulé le samedi 2 avril dans l’immeuble de la CGT à Montreuil. Parmi eux, saluons la présence de nos Amies et Amis de Dieppe et du Berry venus en nombre.

 

Mur des Fédérés 2016

Samedi 28 mai, la montée au Mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise, organisée par l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, s’est faite sur fond de luttes sociales dignes du mouvement ouvrier français. Le cortège est parti de la porte des Rondeaux, malgré un ciel incertain qui n’a pas découragé les 2000 personnes présentes. Officiels et anonymes se retrouvèrent devant le mur, tous drapeaux confondus pour honorer nos vaillants communards.

 

Nos ami(e)s des Pays de la Loire se sont réuni(e)s pour leur Assemblée générale le samedi 30 avril. Rémy Barbier a dressé le bilan des activités du comité depuis sa création : diverses conférences autour de la Commune de Paris (les étrangers, les femmes), des déambulations historiques dans les rues d’Angers et du Mans portant des noms de communards, le changement symbolique à Angers de la rue Adolphe Thiers en rue Gustave Lefrançois, de nombreuses expositions sur l’histoire de la Commune, sur les femmes et la Commune, sur les arts et la Commune.

 

Samedi 4 juin 2016 a eu lieu, devant une belle assistance, le vernissage des expositions présentées tout le mois à Issoudun, en partenariat parfaitement réussi entre médiathèque municipale et comité des Amies et Amis berrichons de la Commune de Paris, nombreux autour du président Michel Pinglaut. Trois expositions nationales relataient l’histoire de la Commune et plus particulièrement le rôle central des femmes dans cette révolution ; une exposition locale évoquait, archives à l’appui, le destin de Marie Mercier, issoldunoise, compagne du communard Maurice Garreau, et qui a croisé la vie de Victor Hugo. La poignante lecture de textes de Jules Vallès sur le 28 mars et de Victor Hugo sur la Semaine sanglante introduisit ce moment émouvant d’histoire et de mémoire.

 

Luxembourg 2016Au cimetière des Bons Malades, à Pfaffenthal, se trouve un monument construit en 1874 par un communard réfugié pour ses deux camarades décédés à Luxembourg. Le monument a été redécouvert cinquante ans plus tard et est depuis cette date un centre de commémoration annuelle.

 

Tarascon 2016Après son succès aux élections de 1904, la municipalité « rouge » de Tarascon a voulu honorer les militants révolutionnaires des XVIIIe et XIXe siècles. Une trentaine de rues prirent les noms de Robespierre, Marat, Crémieux, Esquiros, Lucipia, Denfert-Rochereau…. sans oublier : la Libre Pensée, la Raison, le Prolétariat, la Révolution…

 

18 mars 2016 dans le 13èmeLe 18 mars 2016, le XIIIe arrondissement est le lieu de célébration du début de la Commune de Paris. Partant de la station de métro Tolbiac, puis passant par la Place de la Commune, et le local des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, le parcours se termine devant la Mairie du XIIIe. Lors de ce parcours, il y a six interventions.

 

Dieppe 2016Les ami(e)s du comité de Dieppe tenaient leur Assemblée générale le samedi 12 mars 2016. Quinze d’entre eux ont pu participer à la réunion et six s’étaient excusés. Après avoir souligné sa fierté d’appartenir à l’association, Nelly Bault a présenté le rapport d’activité 2015.

 

Ce 4 mars 2016, l’Association des Retraités d’Ivry pour les Loisirs et la Solidarité (ARILS) accueille Claudine Rey, présidente honoraire des Ami(e)s de la Commune dans son local. Une bonne quarantaine d’adhérents et adhérentes attend des informations sur ce que fut la Commune.

Claudine détaille avec beaucoup de précision les raisons profondes de cet événement historique souvent passé sous silence. Elle décrit la misère qui régnait avant la guerre de 1870 dans les foyers ouvriers et insiste particulièrement sur la triste vie des femmes.

 

Conférence mairie du 13èmeÀ l’initiative de la Société d’Histoire et d’Archéologie du XIIIe arrondissement, Claudine Rey a présenté l’histoire des femmes à la fin de l’Empire, pendant le siège par les Prussiens et pendant la Commune. Maud Sirois-Belle, la présidente de SHA, souhaitant redonner aux femmes leur place dans l’histoire du XIIIe, avait déjà organisé deux conférences à la mairie du XIIIe abordant la question des femmes dans l’Histoire.

 

C’est grâce à l’invitation de la Société d’Histoire et d’Archéologie du XXe arrondissement, que nous tenons à remercier, que notre ami Georges Beisson a pu présenter sa conférence sur Édouard Vaillant, socialiste et communard, scientifique, élu du XXe, et qui a donné son nom au square voisin de la mairie.

Georges Beisson souligne que le rôle d’Édouard Vaillant a été aussi important que celui de Jaurès, mais est aujourd’hui moins connu. Militant de l’Internationale, il a participé activement à la Commune de Paris. Exilé à Londres, à son retour d’exil en 1881, il reprend la vie politique. Le 11 mai 1884, il est élu conseiller municipal à Vierzon et à Paris, dans le XXe. Il choisit Paris et dès la première séance, il demande l’amnistie des condamnés politiques. En 1893, il est élu député.

 
 L’année 2015, l’année du centenaire, s’est terminée. Avec un bilan loin d’être négligeable, et ceux qui s’y sont investis souvent avec beaucoup d’enthousiasme et de compétence, notamment dans le pays de Vierzon et à Paris, peuvent légitimement être satisfaits. Est-ce à dire pour autant que c’est fini et qu’on met la clé sous la porte ? Au contraire, la porte étant maintenant largement ouverte, il importe de faire fructifier le vaste espace qui s’offre désormais à nous.

C’est ainsi que le week-end du 30 janvier de la nouvelle année nous vit à Bourges pour présenter notre livre sur Vaillant aux côtés des Amies et Amis de la Commune du Cher et de l’Indre où nous fîmes vaillamment stand commun, cernés de militaires qui organisaient comme d’habitude ce salon du livre d’histoire dans le cadre prestigieux de la Salle du duc Jean de Berry.

 

Comité Luxembourg 2016Nos amis bruxellois ont décidé de lancer officiellement le comité de Bruxelles des Amies et Amis de la Commune de Paris-1871.

Jef Baeck, pour la Mutualité socialiste, et Jean Spinnette, pour Présence et Action Culturelles, ont lancé des invitations vers tous ceux et celles qui s’intéressent à la Commune de Paris.

 

Eugénie Dubreuil et Jean-Claude Sardin devant la toile de fond du spectacle, inspirée de l’Atelier de Courbet

La pièce de Jean Pètrement créée en 2009, Proudhon modèle Courbet, a été produite par la troupe du Théâtre populaire de Châtellerault. Elle met en scène l’affrontement idéologique de deux amis, Proudhon et Courbet. Engagement politique, réflexion sur l’art et l’émancipation féminine, sont au menu de ce huis-clos théâtral.

 

Les nouvelles et les nouveaux adhérents de notre association étaient invités, le samedi 30 janvier 2016, à la Mairie du XIVe arrondissement, pour une réunion d’accueil.
Une cinquantaine d’Amies et d’Amis avaient répondu à l’invitation, dont une quinzaine de nouvelles et de nouveaux adhérents.

Joël Ragonneau, co-président, et Françoise Bazire, secrétaire générale — rejoints plus tard par l’autre co-président Roger Martelli — ont souhaité la bienvenue et présenté le programme de l’après-midi. Ils ont rappelé les actions engagées cette année par les Amies et Amis de la Commune : qu’une station de métro soit dénommée « Commune de Paris 1871 », et que les communards soient réhabilités par un vote de la représentation nationale.

 

Pour l’année du centenaire de la mort d’Édouard Vaillant, nous avons décidé d’honorer sa mémoire et celle des communards du Berry. Nos amis du comité n’ont pas ménagé leur peine pour nous organiser un séjour inoubliable. Ils étaient présents : Michel Pinglaut, Jean Annequin, Michel Gouvernaire, Marie-Thérèse et Eugène Kuntz, Jean-Marie Favière, Soraya Aliche, Roger Coulon, Edwige Sallé. Jean Chatelut était excusé.

 

« La vie est un trait de lumière, et c’est la nuit  ». Cette pensée de Céline s’applique bien à Édouard Vaillant. Malgré une vie publique intense, à un très haut niveau, il est pour une grande part inconnu. Pourtant…
Natif de Vierzon, il devint, après des études à Paris, docteur-ès-sciences, docteur en médecine et philosophe. Pendant la Commune, il fut un dirigeant éclairé. Pendant les neuf années de son exil à Londres, il devint un familier de Marx. Après son retour en France, il joue un rôle essentiel comme dirigeant des mouvements socialistes, aux côtés de son ami Jean Jaurès et de Jules Guesde. Il a été un ardent fédérateur de l’unité socialiste. Il a été un promoteur des idées marxistes, qui mettent en lumière les mécanismes du système capitaliste et de la lutte de classe.

 

Comme chaque année en novembre, nos adhérents et amis de l’Association dieppoise des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 se sont retrouvés à Dieppe devant la plaque commémorant le retour de déportation en Nouvelle-Calédonie de Louise Michel. Sous un ciel bleu, ce dimanche 22 novembre, rejoints par six amis parisiens et en présence de Mme Sabine Audigou, adjointe à la Culture, représentant M. le Maire de Dieppe, Sébastien Jumel, et la municipalité, nous avons souligné l’attachement des communards à la République et à l’internationalisme.Dieppe 2015

 

Ce samedi 9 janvier nous avons été plus de trente à rendre à Louise Michel l’hommage qui lui est dû, comme nous le faisons depuis de nombreuses années. Au moment où la classe ouvrière subit une régression sociale considérable avec la remise en cause du Code du travail, les menaces sur la Sécurité Sociale, le combat contre les forces réactionnaires — à l’époque incarnées par les versaillais — prend une importance particulière. Il faut noter la présence avec nous du député de la circonscription — qui a fait une brève intervention —, de conseillers(ères) départementaux(ales) et municipaux(ales). Un représentant de la Libre Pensée a lui aussi pris la parole, faisant la jonction entre l’œuvre de la Commune pour la laïcité et le meeting pour la défense de la loi de 1905 et l’abrogation de la loi Debré, qui a eu lieu le 5 décembre 2015 à Paris, près des endroits où ont eu lieu les fusillades du 13 novembre. Trois adhésions ont été faites. Le 23 janvier un banquet républicain nous rassemblera.

MICHEL KADOUCH

 

Le 2 septembre 2015 s’est tenue à Bruxelles une réunion préparatoire en vue de créer un groupe belge des Amies et Amis de la Commune de Paris.

La Belgique a été une terre d’accueil pour les communards réfugiés. C’est pourquoi il a semblé intéressant de créer un comité belge des Amies et Amis de la Commune de Paris. L’objectif est d’entamer un travail de sensibilisation et de mobilisation important pour la défense de l’idée de la Commune et de retrouver la trace des communards en Belgique. Le groupe sera accueilli au sein du PAC (« Présence et action culturelles ») de la région de Bruxelles, association d’éducation permanente, membre du Centre d’action laïque, qui défend les valeurs socialistes et pluralistes. En 2009, le PAC Bruxelles a organisé l’exposition sur l’histoire de la Commune de Paris et, en 2011, une excursion à Paris sur les traces de la Commune.

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À l’université de Jeon-Nam à Qwangju

Lors de la Fête de L’Humanité en septembre 2015, Stephen, coordinateur du « Corean International Forum » et Saenal sont venus nous rencontrer.

 

Fête de l'Humanité 2015

Malgré des conditions climatiques difficiles, la Fête de l’Humanité a connu une fréquentation importante évaluée par ses organisateurs à plus de 500 000 visiteurs.

Le stand des Amies et Amis de la Commune, joliment illustré par les fresques sur toile de notre ami Jacques Kerzanet, a bénéficié de ces conditions favorables avec un nombre accru de visiteurs par rapport à l’année précédente.

 
« LE SOLEIL BRILLERA TOUJOURS »

Fête de la Commune 2015

Le 27 septembre 2015, les Amies et Amis de la Commune organisaient leur traditionnelle fête, place de la Commune de Paris dans le XIIIe arrondissement. Le soleil était au rendez-vous, et bientôt la petite place était comble.

 

Pour le Comité berrichon, le rappel, et même la réhabilitation — il faut aussi employer ce mot pour s’adresser au commun des mortels de 2015 — de la vie d’Édouard Vaillant ne font pas abandonner la connaissance plus approfondie de la Commune, des communeuses et des communeux.

Le 13 février 2015, nous (Nicole et Michel Pinglaut) donnons une conférence sur les communardes au Zonta Club de Bourges dont la présidente, Claire Gely, est aussi une Amie de la Commune. Nous lions dans la thématique, femmes, institutrices, éducation et la commission de l’Enseignement.

 

Nous avons, le 9 mai 2015, à Chamborigaud (Gard), organisé une rencontre en hommage à la Commune de Paris et à Alexis Rieutord, notre communard local. Cette première initiative publique de notre comité Gard-Cévennes a connu un grand succès, et rassemblé environ 120 participants.

 

Pour sa deuxième année de fonctionnement, le Comité local Auvergne avait décidé de faire de 2015, l’année Louise Michel, en mémoire du 110e anniversaire de sa mort. Notre enthousiasme a été communicatif : la DRAC et plusieurs collectivités locales (Conseil régional, Conseil général, Ville de Clermont-Ferrand) nous ont apporté aide financière ou matérielle ; le public quant à lui, a participé nombreux et activement aux diverses manifestations que nous avons proposées.

 

Nous, les Amis berrichons, nous ne voulons pas rester les deux pieds dans le même sabot. Nous osons affirmer nos actions de réhabilitation des Communards et nous le clamons bien fort.

De passage à Bruxelles, le 8 mai dernier, mes amis comédiens m’ont invité à un après-midi de rassemblement de chorales au centre culturel de Saint-Gilles. Au programme : chants de luttes. De très bons moments, chants divers, internationaux et vient Le Temps des cerises.

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Banquet communard à Tonquedec

Le comité a tenu son assemblée générale, le 26 septembre, au restaurant «  Le Temps des Cerises », à Tonquedec.

Tous les adhérents étaient présents ou représentés. Trois invités ont assisté à l’assemblée. Les rapports financiers et d’activité ont été approuvés à l’unanimité. Le comité compte 15 adhérents à jour de leur cotisation, le banquet a connu un beau succès : 25% de participation de plus par rapport à ces dernières années.

 

Charles Fernandez présidait la séance à laquelle assistaient plus de 80 amis. Jean-Louis Robert a tracé le bilan de nos actions 2014, parmi les plus importantes : l’exposition à l’Orangerie du Sénat, Les rendez-vous de l’Histoire à Blois. Ces deux manifestations nous ont permis de rencontrer un large public et de faire connaître la Commune et notre association.

 

Bouchoux

Le jeudi 26 mars, nous avons organisé une visite du Montmartre communard pour 20 enfants de 8 à 10 ans de l’école des Bouchoux (commune de 311 habitants située dans le département du Jura) réalisant un voyage d’étude sur le thème de la liberté de la presse.

La visite commence au square Nadar : 
— « Savez-vous ce que les parisiens mangeaient pendant le siège ? » 
— « Oui, des chats et des rats ! ». 

 

Quand on parle des femmes illustres de la Commune de Paris, les Dieppois pensent d’abord à Louise Michel. Eh bien, depuis le samedi 4 avril, grâce à notre amie comédienne Marie-Claude Laurore, la cinquantaine de personnes présentes sur les gradins de la Maison Jacques Prévert de Dieppe, a pu rencontrer une autre grande figure de la Commune : Nathalie Le Mel.

 

Dernièrement notre section de l’Association des Amis de la Commune de Paris 1871 avait convié à une visite de la Lorraine ouvrière, résistante et rebelle en collaboration avec l’hebdomadaire Le Jeudi.

La première étape fut le Musée de la Résistance à Thionville où tout un mur commémoratif est dédié à la résistance luxembourgeoise pendant la Seconde guerre mondiale.

A Neufchef, avant la visite de la mine, le groupe avait pu déguster un excellent repas pendant lequel André Faber, journaliste, écrivain et caricaturiste, s’était joint à nous pour réciter des textes et poèmes sur le monde ouvrier.

 

Samedi 9 mai, nos amis luxembourgeois ont rendu hommage aux Luxembourgeois combattants de la Commune de Paris de 1871 et aux communards réfugiés au Luxembourg après la Semaine sanglante.

En 1871, de nombreux Luxembourgeois travaillaient à Paris, notamment dans les métiers du bois. Au sein de la population parisienne, ils ont été nombreux à défendre la Commune de Paris née de l’insurrection du 18 mars 1871. Parmi les hommes et femmes poursuivis par la justice versaillaise après la Commune, on compte une trentaine de citoyens luxembourgeois, ce qui en fait, en proportion de la population, l’une des participations étrangères les plus nombreuses en faveur de la révolution parisienne du printemps 1871.

 

Plusieurs centaines de citoyennes et citoyens ont participé le 31 mai 2015 à la traditionnelle montée au Mur des Fédérés, répondant à l’appel de l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris, relayé par soixante sept organisations du mouvement démocratique associatif, syndical et politique.

Parti de l’entrée du cimetière, rue des Rondeaux, le cortège se dirigeait vers le Mur des Fédérés par l’allée circulaire du même nom. Le temps de régler la sonorisation, les participants patientaient en interprétant des chansons de la Commune. L’ambiance était d’ores et déjà à la fête.

 

Une nouvelle étape dans notre campagne pour la réhabilitation de la Commune et des communards a été franchie le 22 mai dernier avec l’inauguration d’une rue Léo Fränkel dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Répondant à la demande de notre association, la Ville de Paris a décidé de donner le nom du communard Léo Fränkel à une voie nouvelle du XIIIe arrondissement débouchant rue du Chevaleret, à proximité de la Bibliothèque François Mitterrand.

 

Fontaine au roi

Vendredi 29 mai 2015, comme chaque année, la section socialiste de Paris 11e a rendu hommage aux combattants et à l’œuvre de la Commune de Paris. Une trentaine de camarades, d’amies et amis, dont des amies et amis luxembourgeois, se sont retrouvés devant le 17 rue de la Fontaine au Roi, là où tomba, le 28 mai 1871 la barricade défendue par Eugène Varlin, Théophile Ferré et Jean-Baptiste Clément.

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Edouard Vaillant
en tenue de légionnaire Garibaldien

En Berry, depuis la fin de l’année 2014, les Amis Berrichons de la Commune de Paris multiplient les réunions, les manifestations tant chez eux qu’à Paris.

Ils étaient présents à Vierzon, comme chaque année, pour le 99e anniversaire de la mort d’Edouard Vaillant (1915, non à St-Mandé mais à Paris. Merci à Sylvie Pépino et Jean-Marie Favière).

Le 22 janvier, une délégation de notre association était reçue à Vierzon par Nicolas Sansu, député-maire PCF-Front de gauche de Vierzon (lieu de naissance d’E. Vaillant en 1840). N. Sansu est un « vaillantiste » convaincu, comme Roger Coulon (ancien maire PCF, membre de notre délégation).

 

Nos amies et amis de province ont décidé de faire vivre, près de chez eux, les idéaux de la Commune de Paris 1871, de faire connaître l’oeuvre sociale et démocratique réalisée en 72 jours. Ils veulent également que vive la mémoire des Communes de province.

Le 8 janvier, les amis de Lannion et des environs se sont réunis pour créer le comité local « Trégor-Argoat » des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871. Les projets ne manquent pas : expositions, conférences et le banquet annuel à Tonquedec, le 12 juin.

 

Le 10 Février 2015 à midi, à l’initiative des cheminotes et cheminots, était organisée une conférence sur le thème « Louise Michel » à la bibliothèque du dépôt SNCF de Noisy- le-Sec.

L’intervenante, Claudine Rey, a retracé et fait revivre avec diaporama et explications la vie de Louise Michel, son rôle au sein de la Commune, sa condamnation, la déportation, son métier d’institutrice et sa vie, fidèle aux idéaux de justice sociale.

Une vingtaine de personnes attentives a posé de nombreuses questions montrant l’intérêt porté à cette période de l’histoire. Un pot de l’amitié clôturait la conférence.

Merci à Claudine Rey pour sa participation et la clarté de ses interventions.

ELIANE ROUTIER

 

L’association Auvergne des Ami(e)s a décidé de faire de 2015, l’année Louise Michel avec une dizaine de rencontres et conférences tout au long de l’année notamment dans le département du Puy de Dôme.

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Photo Ville de Thiers

D’ores et déjà trois initiatives ont eu lieu :
Le 9 janvier : Projection de la vidéo sur Louise Michel ; le 6 mars : rencontre avec Véronique Fau-Vincenti et Josiane Garnotel ; le 10 mars : conférence de Claudine Rey « Louise Michel une révolutionnaire rêvée ». S’agissant de cette dernière rencontre dans la ville de Thiers, quelques remarques semblent nécessaires. En effet, Monsieur Claude Nowotny, maire, s’est engagé dans la préparation de la soirée, ce qui a sans nul doute contribué à la présence d’un public varié, et fait notable, avec une participation de jeunes à cette conférence.

Par ailleurs, l’échange avec notre amie Claudine Rey, Présidente d’honneur, a été très interactif et passionnant. Il a notamment été fait état d’événements qui ont eu lieu dans cette commune puydômoise en avril-mai 1871. Une quinzaine de manifestants s’étant mesurés à la maréchaussée.

 

Samedi 28 mars, nous étions 160 convives réunis à la maison de la CGT qui pour l’occasion était illuminée par un soleil printanier. Les conversations allaient bon train dans la joie des retrouvailles et des nouvelles rencontres.

La magie de l’amitié, de la convivialité et de la solidarité avait encore opéré.

Notre ami Michel Pinglaut nous a régalés d’un discours où il a rappelé les différentes initiatives concernant le centenaire de la mort d’Edouard Vaillant.

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18 mars 2015
Devant l’Église de la Trinité

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 ont célébré l’anniversaire du premier jour de la révolution de 1871 en parcourant les rues des VIIIe et IXe arrondissements. Ce 18 mars 2015, nous nous retrouvons à 18 heures au métro Villiers, à l’angle du boulevard de Courcelles et de la rue de Miromesnil.

 

Cabu 2015

Jean Cabut, dit Cabu, un des parrains et adhérents de notre association, est mort dans l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier, avec ses potes dessinateurs : Charb, Honoré, Tignous, Wolinski. Il a été enterré, le 16 janvier, à Châlons-en-Champagne (Marne), sa ville natale. Anar rêveur derrière ses lunettes cerclées, le bonhomme à l’éternelle coupe au bol n’avouait qu’un regret, celui de n’avoir pas toujours été assez féroce vis-à-vis du pouvoir, du conformisme, des sportifs ou de la télé. Le dessinateur, qui travaillait pour les deux grands hebdomadaires satiriques, expliquait leur différence : « Dans Le Canard enchaîné, il y a des limites (la mort, le sexe…), dans Charlie Hebdo, on peut tout dire, tout dessiner. » Ses caricatures de Mahomet, publiées en 2006, étaient les plus caustiques parmi celles qui avaient valu à l’équipe de Charlie des menaces de mort et l’incendie de leur local en 2011.

 

Édouard Vaillant est mort il y a cent ans, le 18 décembre 1915.

Né en 1840, ingénieur, médecin et philosophe, adhérent à la 1ère Internationale (AIT) depuis 1867, Edouard Vaillant participa, lors du siège de Paris, à la rédaction de nombreux manifestes révolutionnaires (il a signé l’affiche rouge : «  Place au peuple ! Place à la Commune ! »). Il fut aussi soldat de la Garde nationale et l’un des instigateurs du Comité central de la Garde nationale.

Élu membre de la Commune pour le VIIIe arrondissement, il devint délégué à l’instruction publique. Il décida que les écoles de Paris seraient gratuites, obligatoires et laïques ; il déclara « l’instruction intégrale, véritable base de l’égalité sociale  ». Il créa deux écoles professionnelles, dont une pour les filles.

 

Pour mieux connaître l’histoire de la Commune de Paris, ses origines, son oeuvre, ses enjeux politiques et sociaux, la mairie du IIIe a souhaité, à la faveur du dévoilement de la plaque en l’honneur des élus de la Commune en 1871 dans leur arrondissement, présenter durant deux semaines, notre exposition générale sur la Commune ainsi que celle thématique sur la Commune et les Femmes, et enfin, la tenue d’une conférence de notre présidente d’honneur, Claudine Rey.

 

L’Association du Mur des Fédérés de Versailles-Satory a organisé, le 29 novembre 2014, une commémoration de l’exécution de Bourgeois, Ferré et Rossel, à Satory, cérémonie à laquelle notre association était invitée.

Par une matinée froide et ensoleillée, nous nous sommes retrouvés en lisière de forêt, devant la plaque commémorative posée à proximité d’un tumulus arboré sous lequel reposent des cadavres de communards. Une trentaine de personnes étaient présentes : des adhérents de l’association versaillaise, des élus locaux et des membres de notre association dont Claudine Rey, notre présidente d’honneur.

Plaque à Satory

 

Ce samedi 10 janvier 2015, nous avons été plus de cinquante Marseillais à nous rassembler devant l’hôtel où est décédée Louise Michel, dans le boulevard qui mène aux escaliers de la gare Saint-Charles.

Les prises de parole du président de notre comité de Marseille, ainsi que celles faites au nom de la Libre Pensée, d’un mouvement féministe des Bouches-du-Rhône, d’un parti, de Promémo (Association Provence, Mémoire et Monde ouvrier), du président du Comité d’Intérêt de Quartier, prises de parole qui, précédées de la minute de silence honorant les caricaturistes de Charlie Hebdo et les autres victimes des odieux assassinats du 7 janvier, ont porté autant sur la vie de cette indomptable militante que sur l’actualité de son combat.

 

Le 8 décembre 2014, à Clermont Ferrand, se tenait l’assemblée générale du comité Auvergne des Amies et Amis de la Commune de Paris. Cette première année d’existence a été marquée par plusieurs initiatives.

Le jeudi 27 mars, Jean-Louis Robert a tenu une conférence sur le thème : « place au Peuple, place à la Commune  ».

 

SSamedi 29 novembre 2014 : au cimetière protestant de Nîmes, des membres de l’association «  Les Amies et Amis de la Commune de Paris-1871  » et des Libres Penseurs ont rendu hommage à Louis Rossel.

Louis-Nathaniel Rossel, né le 9 septembre 1844 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) et exécuté le 28 novembre 1871 au camp de Satory à Versailles, fut le seul officier supérieur de l’armée française à avoir rejoint la Commune de Paris en 1871 (dès le 19 mars 1871) et à y avoir joué un rôle important comme délégué à la Guerre. Après avoir rappelé qui était Louis Rossel, nous avons déposé sur sa tombe trois roses, une pour la Liberté, une pour l’Egalité et une pour la Fraternité. Puis le trio « Pas pour l’instant… », en s’accompagnant à la guitare et à l’accordéon, a interprété avec beaucoup d’émotion Le Temps des Cerises.

 
NON LA COMMUNE N’EST PAS MORTE !

L e 27 septembre, comme tous les ans, l’Association Les Amies et les Amis de la Commune organisait place de la Commune, dans le XIIIe arrondissement de Paris, sa fête annuelle, dixième du nom.

Ce fut l’occasion d’écouter, sous un soleil radieux, le groupe Nag’ air, Nathalie Milon, Riton et son orgue de barbarie et Jacki Feydi accompagné de son pianiste, Eric Durand. A cette occasion aussi, nous avons joué pour la première fois à la fête notre pièce de théâtre Le rendez-vous du 18 mars et cela devant un public conquis.

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Riton la Manivelle

 

Fête de l'Huma 2014

LA COMMUNE TOUJOURS VIVANTE

Le stand des Amies et des Amis de la Commune à la Fête de l’Humanité a connu son succès habituel. De nombreux amis ou simples visiteurs ont pu apprécier notre nouvelle exposition consacrée aux problèmes de la guerre et de la paix à l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale.

 

C’est sous un soleil radieux que s’est déroulée cette année notre Fête de la Commune. Côté animation, nous avons eu le plaisir de retrouver Riton la Manivelle, Malène et Fanchon, de découvrir Nathalie Milon qui a su nous émouvoir avec son répertoire de chants révolutionnaires, d’écouter Jacki Feydi nous chanter Jean-Roger Caussimon et de présenter notre pièce de théâtre, Le rendez-vous du 18 mars, interprétée par les membres de notre association.

 

Nous avons quitté la Place d’Italie à l’aube — comme à l’accoutumée — le samedi 8 novembre 2014, pour prendre le chemin de la Commune du Creusot, puis celle de Lyon.

Notre trajet comprend des moments forts en chansons, comme le veut la tradition. Avant d’arriver au Creusot, le car a longtemps traversé un paysage aussi splendide que pittoresque (peuplé de « charolais ») dans le pays du Morvan.

Par ailleurs, notre voyage a été agrémenté par des interventions d’Yves Lenoir et de Marc Lagana sur l’histoire de la Commune du Creusot et de celle de Lyon.

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On danse aussi pour rendre hommage à Anatole Patouchard

Au début de l’année 2014, les Amis Berrichons de la Commune de Paris-1871, au cours d’une soirée culturelle, apprennent qu’un projet est initié par la commune de Menetou-Salon (Cher), réputée pour la qualité de ses vins (AOC), avec la participation des associations Berry Champ de bataille, les Compagnons d’Oniros, Menetou-Salon en fête, et Le Carroi. Ce projet s’intitule «  Uchronie de Salon ». Dans ce village, une plaque commémorant Anatole Patouchard (1848-1914) a récemment été retrouvée. Recherches faites, Anatole, fabricant de cartes à jouer, aurait été conseiller aux affaires ludiques sous la Commune de Paris...

 

Brochure Démocratie Travail

La Commune met au cœur de son action la démocratie. Mais la démocratie ne saurait s’arrêter aux portes de l’entreprise. Le travailleur, comme le citoyen, doit bénéficier de droits et de capacités de contrôle permanent. Les syndicats disposent de pouvoirs étendus, des formes d’autogestion apparaissent.

La démocratie sociale, c’est aussi donner aux ouvriers, aux employés, aux prolétaires les moyens d’un progrès social dans une société marquée par une surexploitation du Travail par le Capital. Des avancées considérables fondent un premier droit DU travail et droit AU travail.

 

Le premier week-end d’octobre, sont venus à Paris, nos amis de l’association "les Amis de Benoît Malon", basée dans la région de Saint-Etienne et de Montbrison. Au programme de leur voyage annuel, un Paris Communard était proposé par Marc Lagana et Aline Raimbault. Le parcours débutait à l’Hôtel-de-Ville avant de se poursuivre aux alentours de la Place de la République. Sous un soleil automnal, nos amis ont apprécié le calme des places de la Corderie et de Nathalie Le Mel. 

Merci encore à nos guides ! Le lendemain matin, la visite commentée du Sénat a ravi tout le monde et après un succulent déjeuner dans le restaurant même de la Haute Assemblée, nos amis ont gagné le Panthéon où se tenait une exposition sur Jaurès.

ERIC LEBOUTEILLER

 

À l’initiative du Comité Auvergne des Ami(e)s de la Commune de Paris, en partenariat avec les Amis du Temps des Cerises, l’UFR Lettres, le SUC, Les Amis de l’Huma, IHS - Département d’Histoire Fac de Lettres, une réunion publique a rassemblé environ 80 personnes, jeudi 27 mars, pour une conférence de Jean-Louis Robert, président national de l’association, conférence qui avait pour titre : « Place à la Commune ».

 

Les adhérents de l’association des Amies et Amis de la Commune se sont constitués en comité de Haute-Garonne afin de poursuivre le travail de l’association à une échelle locale, lors d’une assemblée générale, le 17 mai dernier.

Nous prévoyons une campagne pour faire connaître l’association (participations à des événements locaux tels que la Fête de l’Humanité 31, festivals du livre…) ainsi qu’un travail de recherche d’archives car une Commune à Toulouse a également été proclamée place du Capitole, du 24 au 27 mars 1871. Courant novembre, nous ferons une synthèse de nos recherches que nous présenterons au public, à Toulouse comme dans le reste du département, lors de conférences ou de projections cinématographiques, afin de promouvoir l’œuvre de la Commune et son actualité.

 

Un de nos adhérents des Pays de Loire, Patrick Fonteneau, nous a adressé deux textes
d’Eugène Bizeau, poète vigneron et chansonnier anarchiste, né le 29 mai 1883 à Veretz (37) et mort le 16 avril 1989 à Tours (37), qui collabora à de nombreux périodiques et journaux anarchistes de son époque et appartint au groupe de la Muse Rouge.
Le premier est un poème extrait des Lueurs crépusculaires (Poèmes, 1985) et le second est une chanson (musique de G. Isabelli) extrait d’Eugène Bizeau a cent ans, édition Christian Pirot.
Les voici.

 

Lundi 26 mai 2014, comme chaque année, la section socialiste du XIe a rendu hommage aux communards, au 17 rue de la Fontaine au Roi, devant la plaque commémorant le combat d’une des dernières barricades de la Commune où, le dimanche 28 mai 1871, s’illustrèrent Eugène Varlin, Théophile Ferré et Jean-Baptiste Clément.

 

Les oubliées de l’histoire de la Commune

Sylvie Pépino et Claudine Rey, co-auteures, avec Annie Gayat du Petit dictionnaire des femmes de la Commune, ont présenté et commenté leur ouvrage à la Fête de Lutte Ouvrière, le 7 Juin dernier, à Presles dans le Val d’Oise, devant un auditoire de près de cent personnes.

 

Mur des Fédérés 2014Samedi 24 mai 2014, malgré la pluie, plus de 1 500 personnes ont participé à la traditionnelle montée au Mur des Fédérés pour rendre hommage à la Commune, à ses militants et militantes, à ses combattants et combattantes, qui ont défendu leurs idéaux dans une lutte inégale contre les forces de la réaction.

Françoise Bazire donne la liste des 93 organisations, associations, syndicats, mouvements politiques, qui cette année ont répondu à l’appel des Amies et Amis de la Commune.

 

Mardi 20 mai 2014, à l’Espace 1789 de Saint-Ouen, notre association a organisé une séance de cinéma communard qui a rencontré un vif succès. Près de 80 personnes ont assisté à la projection du documentaire de Robert Ménégoz, La Commune (1953), et du docufiction de Solveig Anspach, Louise Michel, la rebelle(2008).

Ces deux films ont suscité une discussion passionnée, animée par notre président Jean-Louis Robert. Cette initiative était la poursuite d’une collaboration fructueuse engagée entre notre association et l’Espace 1789. Elle en appelle d’autres, à Saint-Ouen ou dans d’autres cinémas.

Jean-Louis Robert

 

Québécois à ParisDans le cadre d’un stage d’études sur les transformations urbaines de Paris du XIXe siècle à nos jours, autour du thème du « droit à la ville » et dans la perspective d’un Henri Lefebvre, un groupe d’étudiants québécois du Collège Edouard-Montpetit (un CEGEP de la région de Montréal) a parcouru le Paris communard pédestre, de Montmartre au Père-Lachaise, de la République à la Place de la Commune toute la journée du vendredi 6 juin 2014. Pour nos amis québécois la Commune de Paris «  incarne l’idée d’une reconquête de la Cité par ses citoyens, avec des prises de décisions citoyennes, des innovations politiques et sociales  ».

 

Cette année, la Commission culture a proposé aux membres de l’association des Amies et amis de la Commune de Paris 1871 un nouveau parcours communard de deux heures au Père-Lachaise (alors que le parcours traditionnel dure une journée), symbole de la lutte des communards au terme de la Semaine sanglante, et désormais, lieu de commémoration des idéaux pour lesquels ils ont œuvré et combattu en 1871.

 

Dans le 19ème

Ce 3 avril 2014, à l’initiative des élus du XIXe , notre association est conviée au dévoilement de la plaque des élus de l’arrondissement en 1871, lors de la Commune de Paris. La mairie, toutes portes ouvertes pour la circonstance face à la verdure du parc des Buttes Chaumont, accueille une foule importante sous un soleil printanier.

Ironie de l’histoire, ces mêmes Buttes Chaumont furent un des derniers points de résistance de la Commune. Cent quarante-trois ans après les exécutions sommaires de communards par les versaillais d’abord jetés dans le lac, puis brûlés dans la crainte d’épidémie, cela fait de cet événement une reconnaissance tardive de leur sacrifice.

 

Nos amies et amis de Bordeaux ont décidé de se regrouper pour être le relais des initiatives de l’association, mais également organiser localement des activités.

Nous étions présents à cette première réunion avec huit ami-e-s, dont deux nouvelles adhérentes, d’autres adhérents s’étant excusés de ne pouvoir y participer.
Ce fut une belle soirée. Chacun s’est présenté, a évoqué son activité militante et son intérêt pour la Commune. André, le doyen de notre réunion, a fait notre admiration par son dynamisme et tous ses projets pour faire connaître la Commune et les communards. Annie a accepté d’être le point d’ancrage de ce relais.

Nous nous réjouissons de cette mise en place et souhaitons qu’elle rencontre un beau succès.

FRANÇOISE BAZIRE

 

Les Amis berrichons de la Commune de Paris- 1871 ont tenu leur assemblée générale le vendredi 16 mai. Le secrétaire a lu le rapport d’activité. En 2013, deux conférences tenues à Vierzon par un de nos membres Jean-Marie Favière (Victor Hugo et la Commune, les chansons et la Commune). Inauguration d’un espace Gabriel Ranvier à Baugy (15-02-2014). Le rapport financier présente une situation modeste, mais saine. Les deux rapports ont été adoptés.

Les amis ont évoqué les projets à venir. Préparation d’une lettre aux élus de l’Indre et du Cher pour attirer l’attention sur de nombreuses entorses à la laïcité, continuer les rendez-vous régionaux de salons du livre. Nous pensons aux journées de Blois.

 

Cette année, nous avons choisi de célébrer le début de la Commune en évoquant ses apports à la démocratie sociale, lors d’un parcours dans les IIIe et IVe arrondissements de Paris. Alors que notre association s’appelle depuis peu Les Amies et Amis de la Commune, quoi de plus normal que de commencer par évoquer les communardes.

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Nous nous sommes arrêtés à côté de la mairie du IIIe arrondissement

 

Le 18 mars 2014 à Luxembourg

Comme chaque année l’association Les Amis de la Commune de Paris 1871, section Luxembourg, a déposé une gerbe au monument des Communards au cimetière du
Siechenhaff. Leur présidente, Danielle Kies, a lu des extraits sur les évènements du 18 mars 1871.

Festival des Migrations, des Cultures et de la Citoyenneté

Le week-end du 14 au 16 mars avait lieu à Luxembourg le Festival des Migrations, des Cultures et de la CitoyennetéLes Amis de la Commune de Paris 1871, section Luxembourg tenaient un stand de vente et d’information. Le samedi après-midi avait lieu une conférence avec Claudine Rey, du comité parisien, qui présentait le livre Le petit dictionnaire des femmes de la Commune de Paris 1871 élaboré avec Annie Gayat et Sylvie Pepino.

 

Lundi 27 janvier 2014, en fin de matinée et en toute discrétion – neutralité électorale oblige – mais en présence d’une cinquantaine d’adhérents de notre association, se déroulait l’inauguration de la plaque en l’honneur des élus du IXe arrondissement qui administrèrent et firent office de maires sous la Commune de Paris en 1871.

Devant l’escalier d’honneur, avec pour écrin une exposition sur les femmes de la Commune de Paris et le drapeau de la Commune, en présence de M. le maire Jacques Bravo, de Mme Pauline Véron, de Claudine Rey et de Jean-Louis Robert, Marc Lagana, responsable de la commission Culture, prend la parole pour l’Association.

 

Un bistro qui ouvre à l’automne 2013 sous l’enseigne « le Merle Moqueur », ça intrigue nécessairement un adhérent des Amis la Commune. Une enquête sur place s’imposait. Le nom n’avait pas été attribué au hasard, mais bien en hommage à Jean-Baptiste Clément.

Quelques paroles plus loin, on se rendait compte que les maitres des lieux savaient beaucoup de choses sur la Commune. Agréablement surpris de savoir qu’à Châtellerault on pouvait parler Commune, ils émettaient le souhait d’adhérer à l’association.

 

Conférence de Claudine Rey à l’Institut d’Histoire Sociale du Livre Parisien

L’IHS (Institut CGT d’histoire sociale du Livre Parisien) nous a invités à une conférence-débat sur la vie de Nathalie Le Mel, militante et révolutionnaire. Daniel Légerot, président de l’IHS, nous accueille, nous souhaite la bienvenue et présente Claudine Rey. Un public nombreux et attentif composé d’adhérents de l’Institut et d’amies et amis de la Commune, se serrait dans la salle Eugène Varlin, tout un symbole !

Claudine retrace la vie de Nathalie Le Mel, son enfance à Brest et la fin de sa vie à Ivry, son rôle important pendant la Commune, à la tête de l’Union des femmes pour la défense de Paris, sa condamnation, la déportation, son métier de relieuse après l’amnistie, une vie fidèle aux idéaux de justice sociale. Daniel et Claudine animèrent le débat. De nombreuses questions posées, montrent l’intérêt pour ces femmes « oubliées » de la Commune. Merci à Claudine pour son intervention captivante qui nous a fait connaître la vie d’une grande militante. Un pot de l’amitié, fraternel, parachève cette après-midi.

SYLVIE PÉPINO

 

LE RENDEZ-VOUS DU 18 MARS
Notre pièce de théâtre a été jouée à Dieppe

Oui il y a une autre façon de dire que ces hommes et ces femmes ont eu un courage immense pour affronter la lâcheté de leurs gouvernants devant l’ennemi, une autre façon de montrer comment ces hommes et ces femmes voyaient une vie meilleure pour tous, et combien modernes étaient leurs propositions pour une société qui apporterait égalité, culture, dignité.

Le nouveau chemin qu’a choisi notre association, c’est le plateau du théâtre pour nous divertir, pour apprendre, pour entendre ce qui se dénonce parfois, et de plus en plus souvent aujourd’hui. Nous montons sur la scène pour « jouer » la pièce Le Rendez-vous du 18 Mars créée pour le 140e anniversaire des événements.

 

Les Amis Berrichons de la Commune de Paris-1871 depuis leur dernière assemblée générale (30 mars 2013) continuent leur activité : Participation aux réunions nationales ; participation à plusieurs salons du livre (Châteauroux, Vierzon, Bourges où nos brochures ont du succès) ; émissions hebdomadaires et mensuelles sur une radio locale berruyère Radio Résonance 96.9Mhz et épisodiquement sur France Bleu Berry ; participation à la Journée de la femme : soirée du 7 mars 2014 à Saint-Germain du Puy (1 adhésion) ; informations sur les communards et l’association dans la presse écrite : Berry Républicain, le Petit Berrichon (journal gratuit), 18 (hebdo du Parti Communiste du Cher) ; présence aux manifestations pacifiques ou de réhabilitations des mutins de 1917, chez nos voisins (départements Nièvre et Creuse) ; diffusion de notre exposition : du Berry à Paris, les communards Berrichons «  sans oublier les communardes  » ; inauguration de l’espace Gabriel Ranvier à Baugy (lire article ci-dessous).

 

Notre désormais traditionnelle après-midi de rencontre entre anciens et nouveaux adhérents s’est déroulée le 25 janvier et a connu son succès habituel.

Une trentaine de nouveaux adhérents ont dialogué avec un nombre équivalent de membres de nos commissions et groupes de travail. L’après-midi a commencé par la présentation du documentaire d’entretiens de notre amie Carole Trébor avec des responsables de notre association.

 

Notre assemblée générale s’est prononcée pour une modification du nom de notre association. Il ne s’agit pas d’une modification anodine mais d’une volonté de prendre en compte, au quotidien, la place des femmes dans notre association bien évidemment, mais aussi dans la société d’aujourd’hui. En cela nous restons fidèles aux valeurs de la Commune.

 

Notre association a tenu sa journée d’études le 23 novembre 2013. Plus de quarante amies et amis y ont participé. Ce fut une journée riche en réflexions et discussions.

 

Ce 30 novembre 2013, dans les jardins du palais du Pharo et malgré un fort mistral glacial, nous étions plus de 30 (sans compter les retardataires) à rendre l’hommage qu’il mérite à Gaston Crémieux.
Étaient présents parmi nous Marie-France Palloix, conseillère municipale, et Patrick Menucci, maire du 1er secteur de Marseille et député, ce qui donnait une solennité toute particulière à la pose de la plaque commémorant l’exécution de celui qui fut à la tête de la Commune de Marseille. Ont pris la parole le président du comité de Marseille (Gilbert Bertolini), un membre du bureau départemental de la Libre Pensée (Louis Bernabeu) et les élus. La conclusion revint à notre secrétaire générale, Françoise Bazire, qui s’était déplacée pour nous faire l’honneur de sa présence.

 

Le 10 décembre 2013, à 18 heures, à Clermont-Ferrand, nous étions présents à la réunion inaugurale du nouveau comité régional de l’association.
Il a été initié par André Bellerose, qui en est le président, avec plusieurs de ses amis. Le journal La Montagne a fait paraître l’annonce de la réunion dans son édition du jour et était présent le soir.

 

Comme depuis plusieurs années, samedi 11 janvier 2014 à Marseille, devant l’ancien hôtel Oasis, hommage a été rendu à Louise Michel, en commun avec la Libre Pensée.

 

Le 23 novembre 2013, nos amis se sont réunis pour faire le bilan de l’année écoulée. Les événements ont rencontré un grand succès.

Le 20 avril, au Lenin café de Chalonnes-sur-Loire, ce fut une soirée plongée dans l’univers poétique de Rimbaud au cours de laquelle des chansons d’Eugène Pottier et Jean-Baptiste Clément ont été interprétées, des extraits des mémoires de Louise Michel ont été lus. Le 23 juin, avec La Libre pensée, c’est l’hommage aux communards internés dans la prison forteresse de Noirmoutier. Les 3 et 4 octobre, à Angers et au Mans, notre ami Georges Beisson tient, devant un public attentif et passionné, une conférence sur « la Banque de France et la Commune de Paris  ».

 

La fête de l’Huma à Rouen le 23 novembre a été, pour l’association dieppoise qui y a tenu un stand, l’occasion d’échanges enrichissants avec les visiteurs. Le 24 novembre, au pied de la Tour aux Crabes à Dieppe, les Amies et Amis de la Commune de Paris auxquels s’étaient joints douze adhérents parisiens, ont, comme chaque année, rendu hommage à Louise Michel qui passa par Dieppe à son retour de Nouvelle-Calédonie, le 9 novembre 1880. Nelly Bault, la co-présidente, dans sa prise de parole, a souligné l’aspect progressiste des idées des communards qui voyaient dans l’apport des étrangers une chance pour la France et non un danger, comme cela y est trop souvent exprimé par certains actuellement.

 

La ville de Feytiat — très proche de Limoges — a organisé, du 9 au 17 novembre 2013, une semaine d’histoire sur la Commune de Paris de 1871 sous la responsabilité de Michel Passe, conseiller municipal.

L’exposition générale des Amies et Amis de la Commune de Paris (comportant 17 panneaux) a été au cœur de cette belle initiative. Plusieurs affiches, documents, livres originaux provenant de collections de la région du pays de Limoges sont venus enrichir l’exposition.feytia 2013

 

Naissance d’un nouveau comité local en Auvergne

Le 10 décembre 2013 à 18 heures à Clermont Ferrand nous étions présents à la réunion inaugurale du nouveau comité de l’association. Il a été initié par André Bellerose, qui en est le président, avec plusieurs de ses amis. La Montagne a fait paraître l’annonce de la réunion dans son édition du jour et était présente le soir.

 

Paris communard 2013

Les visites du Paris communard permettent de faire connaître l’histoire, l’oeuvre et la modernité de la Commune d’une manière vivante et ludique. En septembre dernier, nous avons effectué deux de ces visites avec des organisations adhérentes collectives des Amies et Amis de la Commune de Paris.

Le mercredi 25, nous avons accompagné pendant trois heures des syndicalistes de l’entreprise Coca Cola, membres de la FNAF (Fédération nationale agroalimentaire et forestière) CGT, avec lesquels nous avons visité Montmartre et le cimetière du Père-Lachaise.

 

Partis très tôt de la place d’Italie le samedi 12 octobre 2013, nous arrivons à Vianden, au cœur des Ardennes luxembourgeoises quatre heures plus tard. L’accueil chaleureux du maire de Vianden est le coup d’envoi de notre séjour. Le maire retrace brièvement l’histoire de Vianden — en évoquant naturellement Victor Hugo —avant de nous convier au verre de l’amitié.

Le déjeuner est l’occasion de renouer avec nos Amis de la Commune du Luxembourg, et d’apprécier un buffet de qualité dans un restaurant typique du bourg de Vianden, proche de la mairie et du musée Victor Hugo. Nous profitons de l’après-midi pour visiter la maison de Victor Hugo au bord de l’Our. Les responsables ouvrent non seulement le musée pour nous, mais ils organisent une visite guidée d’un grand intérêt.

 

Notre exposition, « Les Dieppois pendant la Commune de Paris », fruit d’une année de recherches et de travail de notre ami Guy Décamps, a été présentée dans différents lieux de la ville depuis sa réalisation.
Elle vient d’être accueillie pour la première fois dans la nouvelle salle d’expositions du Centre social Oxygène de Neuville-les-Dieppe, du 14 mai au 28 juin 2013 .

Le vernissage chaleureux s’est terminé en chansons grâce à notre chorale, après les discours du maire de Dieppe, Sébastien Jumel, et du président du Centre social, Patrick Buisson.

 
Plaque 20ème
 

Cet été, Mme Calandra, maire du XXe, et notre présidente d’honneur, Claudine Rey, ont choisi le 4 septembre - date hautement symbolique - pour l’inauguration de la plaque des élus du XXe sous la Commune de Paris en 1871.

Il tardait en effet aux élus d’inaugurer la plaque présentée lors de la montée au Mur des Fédérés.

 

Fête de la Commune 2013Le 28 septembre, comme tous les ans, l’Association Les Amis de la Commune organisait place de la Commune dans le XIIIe arrondissement de Paris, sa fête annuelle, neuvième du nom. Avec une météo qui était de la partie, nos stands furent très appréciés, en particulier celui de la littérature où l’on se pressait pour faire dédicacer le petit dictionnaire des femmes par les auteures Annie Gayat, Sylvie Pépino et Claudine Rey. Nous y avons aussi réalisé une excellente vente avec nos brochures sur l’histoire, l’oeuvre et la modernité de la Commune qui suscitent un intérêt toujours croissant.

 

Fête de l'Huma 2013Comme les années précédentes, les Amis de la Commune de Paris étaient présents à la Fête de l’Humanité les 15 et 16 octobre derniers.

 

Brochure Commune de Paris

La brochure existante, déjà très ancienne, exposait La naissance de la CommuneLa Semaine sanglante et La répression féroce des
versaillais
, mais elle ne disait pratiquement rien de ce qui se passait entre le 18 mars et le 21 mai. D’autre part, la troisième partie faisait double emploi avec la brochure sur La modernité de la Commune, parue depuis.

 

Tel était le thème du voyage offert par le C.U.R.D.I. et l’ANACR de l’Indre aux lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation - 32 des 40 lauréats y ont participé.

Du Carré des Fusillés dans le cimetière d’Ivry, au Musée de la Résistance nationale de Champigny le premier jour, avant de rencontrer Madeleine Riffaud sur le lieu de ses combats, ils ont pu découvrir La Commune de Paris le deuxième jour et visiter le Mont-Valérien le dernier jour.
Mercredi 15 mai au matin, Yves Lenoir nous accueillait au pied de Montmartre distribuant une enveloppe de documents à chacun. Puis il confiait le groupe à William Dumontier et Aline Raimbault.Le Paris résistant

 

Le 20 avril 2013, nous étions une centaine de participants

à notre assemblée qui se tenait à la mairie du XIe, lieu de mémoire puisque c’est là que la Commune a siégé après avoir dû quitter l’Hôtel-de-Ville.

Claudine Rey nous a fait le rapport des activités de l’année écoulée. Elles furent encore nombreuses. Nous avons clôturé officiellement notre pétition pour la réhabilitation le 18 mars, jour de notre manifestation entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Nos multiples démarches permettent de lever un peu la chape de plomb qui pèse sur ces événements. Nous avons obtenu des rendez-vous auprès du ministère de
l’Education nationale, de la présidence de la République, du Sénat mais en revanche pas encore de l’Assemblée nationale. Nous avons été écoutés, mais cela ne suffit pas : nous n’avons pas de réponses à nos questions et nous continuerons inlassablement nos démarches.

 
Assemblée générale 2013 des Amis berrichons

 

Le territoire de militantisme historique s’étend sur deux départements pour les Amis berrichons de la Commune de Paris. Les kilomètres à parcourir pour se réunir sont donc importants, et les séances ne rassemblent jamais un nombre pléthorique de membres. Françoise Bazire, secrétaire nationale, a tenu à être présente (et nous sommes heureux de sa visite) le 30 mars dernier, pour l’assemblée générale, dans les locaux de la Fédération des Œuvres Laïques du Cher à Bourges. Le quotidien local Le Berry républicain en a rendu compte.

 

Verviers 2013

La FGTB (Fédération générale des travailleurs de Belgique) de Verviers, dans la province de Liège, à l’est de la Belgique, célèbre depuis cinq ans, la création, en 1759, de la première organisation de défense des travailleurs du textile, en quelque sorte, un premier syndicat professionnel.

La nouvelle Babylone
La Nouvelle Babylone

L’Espace 1789 de Saint-Ouen et les Amis de la Commune de Paris 1871 ont proposé deux belles soirées de cinéma autour de la Commune de Paris à l’Espace 1789 de Saint-Ouen, les 19 et 20 mai 2013.

C’est avec La Commune de Paris de Peter Watkins que nous avons commencé la première soirée qui s’est prolongée par un débat chaleureux sur le film et l’expérience qu’il représentait, mais aussi sur la Commune. Dans le même temps, nous avons apprécié «  les communards » proposés.

 

à Montparnasse

Le dimanche 26 mai, nous étions une cinquantaine de personnes, dont les principaux acteurs de la démocratie du XIVe arrondissement, venues rendre hommage aux communards et communardes qui ont été fusillés et enterrés dans des fosses communes, au cimetière du Montparnasse.

 

Le samedi 25 mai, plus de 1500 personnes sont venues rendre hommage à la Commune, aux  communards et communardes qui ont défendu leurs idéaux jusqu’au sacrifice de leur vie.
Après avoir lancé notre campagne de pétition pour la réhabilitation de la Commune, nous avons multiplié les démarches auprès des mairies, des ministères, des institutions pour obtenir la pose de plaques ; nous avons eu des résultats, mais il y a encore beaucoup à faire et nous continuerons inlassablement pour obtenir satisfaction. Les fiches pédagogiques du ministère de l’Education nationale ont été modifiées, mais il n’y a pas encore de décret pour modifier les programmes.

 

Notre traditionnel banquet communard s’est déroulé le dimanche 24 mars à Montreuil, à la maison des syndicats CGT.
Après le discours de Marc Lagana (responsable de la commission culture) dans lequel il a rappelé nos rencontres avec la présidence de la République, à l’Assemblée nationale, au Sénat, au ministère de l’Education nationale et les perspectives pour notre association en 2013
(avec comme thème, la démocratie), les 200 convives ont pu interpréter les chants de la Commune avec en fil rouge l’histoire de la Commune. Merci à Marie-Claude, à Françoise, à Malène et à celles et ceux qui ont interprété L’Hymne des Travailleurs que notre association veut inscrire au patrimoine de la chanson révolutionnaire.

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Retour des exilés

L’amnistie totale du 11 juillet 1880 permet à des milliers de communards déportés, emprisonnés, proscrits de rentrer en France et pour beaucoup, de reprendre leur place dans la vie politique et sociale de la Troisième République.

Cette amnistie est le résultat d’un long débat au sein du Parlement, résumé par Gambetta de la manière suivante : 

 

RÉUNION DES NOUVEAUX ADHÉRENTS

Nous avons organisé, comme chaque année, une réunion pour accueillir nos nouveaux adhérents.
Ce 2 février, le mauvais temps s’était invité mais nous nous sommes retrouvés une soixantaine de participants. Chacun a pu s’exprimer sur ce qui l’avait motivé à adhérer et sur ce qu’il espérait trouver au sein de l’association. Noë nous a dit sa volonté de faire découvrir la Commune aux jeunes. Danielle nous a parlé de sa découverte de Nathalie Le Mel et de son souhait de la faire connaître.

 

18 mars 2013

 Ce 18 mars, les Amis de la Commune ont célébré comme chaque année le premier jour de l’insurrection qui fut à l’origine de la Commune.

Cette année toutefois, forts de la pétition qui a réuni plus de 10 000 signatures en faveur de la réhabilitation de la Commune et des communards, c’est de l’Assemblée nationale au Sénat qu’ils ont défilé pour porter haut et fort cette revendication. La réhabilitation de la Commune de Paris est, en effet, le moyen de remettre à leur vraie place ce combat pour un monde meilleur, ainsi que les hommes et les femmes qui l’ont mené.

 

Le 20 octobre 2012, notre comité a participé au 1er Salon du Livre de Vierzon. Roger Coulon, membre actif, en était la cheville ouvrière.

Le 4 novembre 2012, on a visionné un DVD sur la Commune d’Oaxaca (Mexique) filmé en 2008, avec archives de 2006, en présence de la réalisatrice Emilienne Tempels, venue d’Anderlecht (Belgique), qui a ensuite répondu aux nombreuses questions des participants. Deux adhésions ont été réalisées ce même jour.

 

À la suite d’une conférence sur Le rôle joué par les francs-maçons pendant la Commune, donnée au Grand Duché le 26 novembre 2012, devant des francs-maçons et des amis de la Commune de Paris luxembourgeois, j’ai eu le privilège d’être guidé dans une visite du Luxembourg communard par Henri Wehenkel.
Cet historien, ami de la Commune, est, entre autres, le directeur de la publication réalisée lors de l’exposition Luxembourg-Paris-Luxembourg 1871 (23 novembre 2001 - 24 mars 2002) dont il était le conseiller scientifique.

 

Le 30 novembre 2012, le comité des Bouches-du-Rhône a célébré son 20e anniversaire. Nous remercions notre amie Eugénie Dubreuil d’être venue de Paris pour cet événement. Au cours de la réunion a été souligné le rôle qu’a eu le comité.

Pour ne citer que les initiatives les plus récentes, après avoir célébré les mémoires de Louise Michel qui s’est éteinte dans un hôtel de l’avenue de la gare Saint Charles ; de Clovis Hugues, héros de la Commune de Marseille emprisonné pour avoir écrit un pamphlet contre Thiers ; de Gaston Crémieux, leader de la Commune de Marseille, que Thiers fit fusiller, nous avons fait apposer une plaque explicative sur le boulevard qui porte son nom. Nous avons organisé, avec la Libre Pensée, une conférence sur la Commune de Marseille et un colloque Gaston Crémieux ; nous sommes d’ailleurs en bonne voie pour l’érection d’une stèle devant le palais du Pharo, endroit où il a été exécuté.

 

En ce début d’année 2012, l’actualité citoyenne (présidentielle et législative) du premier semestre avait pris le dessus. Donc peu d’actions ont marqué notre association au cours de cette période à l’exception de nos amis du Mans qui avaient programmé, le 23 mai, une conférence-débat à la Maison des Associations avec Hervé Lemesle, sur la Commune et les étrangers. Des recherches et des informations nous ont permis d’en savoir un peu plus sur les communards originaires de la région.
En prélude à ce second semestre, dans un genre différent, notre association régionale en appui auprès du National a servi de relais pour la Libre pensée de Vendée qui a, le 23 juin, apposé symboliquement une plaque au château de Noirmoutier rappelant l’internement de communards entre 1871 et 1872.

 
Rencontre avec la présidence de la République

Le 14 novembre 2012, nous avons été reçus par David Kessler, conseiller Culture et Communication au cabinet de François Hollande.
Nous avons rappelé le discours du président de la République prononcé à la mairie de Paris, lors de son investiture : « … l’esprit de 1871 qui a conduit à refuser la défaite et à s’ériger en Commune avant que la semaine sanglante ne vienne écraser cette aspiration… ».
Nous lui avons fait part de notre souhait qu’une journée de commémoration de la Commune puisse avoir lieu le 28 mars, jour de sa proclamation. Cette journée pourrait permettre de soulever la chape de plomb qui pèse encore sur la Commune.

 

Le 25 septembre 2012, nous avons été reçus par les représentants du cabinet du ministre de l’Education nationale afin d’envisager les possibilités de faire apprendre en classe la Commune de Paris.

C’était une demande formulée auprès du ministre Vincent Peillon, rencontré lors d’une commémoration le 28 mai, devant la plaque de la barricade de la rue de la Fontaine au roi (XIe).

expocommuneart
Inauguration de notre exposition « La Commune et les arts  »

En présence du maire Sébastien Jumel et de quelques élus, une plaque, dénonçant les crimes du bourreau de la Commune de Paris que fut Thiers, a été dévoilée dans la rue qui porte encore ce nom honni. Même si, selon nous, il eût été préférable de débaptiser cette rue, nous nous réjouissons de ce que nous considérons comme une avancée. Il s’agit, en effet, de donner à la mémoire de la Commune sa juste place dans l’histoire nationale et internationale, et de contribuer à la réhabilitation des communards. Deux expositions ont été présentées aux Dieppois à la Maison Jacques Prévert.

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Guy Décamps et Claudine Bourcelot près de la plaque dédiée à Louise Michel

Le 16 juillet 2012, en présence de Sébastien Jumel, maire de Dieppe, et de l’ancien maire Christian Cuvilliez, conseiller municipal, deux cents personnes environ rendaient hommage à notre ami Guy Décamps.

Guy, c’était cet homme radieux qui nous attendait sur le quai, à notre descente de train, nous accueillant de son sourire généreux. Il nous menait à Dieppe devant la plaque à la mémoire de Louise Michel, sur le port.

 

L’élan donné à notre association par le 140e anniversaire de la Commune a continué à donner des fruits cet automne.

Le 8 septembre 2012, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), Marc Lagana et Yves Lenoir ont participé à une demi-journée d’étude pédagogique des centres de loisirs de la ville, au cours de laquelle ils ont présenté l’œuvre de la Commune dans le domaine de la petite enfance.

 

Le comité des Amis de la Commune des Pays de la Loire a tenu son assemblée générale le 6 octobre, à Angers. 15 personnes étaient présentes. La journée a commencé par une lecture de textes de Louise Michel. Rémy Barbier a fait ensuite le bilan des activités 2012. Moins nombreuses que pour le 140e anniversaire, elles ont notamment constitué en des recherches sur les communards originaires de la région.

VOYAGE DE L’ASSOCIATION, 13 ET 14 OCTOBRE 2012

Cette année, les Amis de la Commune de Paris sont allés visiter Vroncourt, le village natal de Louise Michel, Audelincourt et Millières, où elle a enseigné, Auberive où elle fut incarcérée entre sa condamnation et son départ pour la Nouvelle-Calédonie.

Partis en car à 8 h 30 de la place d’Italie, quarante-neuf adhérents se sont retrouvés, en compagnie de deux Hautmarnais et de deux Orléanais venus les rejoindre, à Montigny-le-Roi, autour d’un buffet bien sympathique.

 

Le samedi 29 septembre 2012 on a fêté la Commune ! Sur la place de la Commune de Paris, notre association a une nouvelle fois célébré la mémoire et l’œuvre toujours vivantes des communards.

Des centaines de personnes se sont pressées autour de nos stands, avec toujours un franc succès pour notre table littérature, les tee-shirts des Amis de la Commune, la tombola tirée à partir de nos bons de soutien, la buvette, la barbe à papa, et bien sûr les artistes.Fête de Commune 2012

 

Le premier juin, notre ami Yann Guerin qui tient la crêperie « Le Temps des cerises  », à Tonquedec, a organisé pour la deuxième année un banquet communard. Trente-trois personnes étaient présentes, dont quelques amis parisiens. Yann nous avait fait longuement mijoter une potée dans le chaudron sur un feu de bois.
Après l’apéritif communard, nous avons regardé ensemble le film La commune d’Armand Guerra, réalisé en 1914.

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Scène du film d’Armand Guerra (Z. Camélinat, J. Allemane, N. Lemel )

 

Sur la lancée du 140e anniversaire, notre association a continué à travailler en amitié et coopération avec des associations, municipalités, organisations politiques et syndicales, pour faire connaître l’histoire, l’oeuvre et la modernité de la Commune de Paris.

FESTIVAL PLANÈTES-MÔMES

L’association En Jeu organise chaque année un festival en direction des enfants de six à douze ans. Cette année, elle avait choisi la République comme thème de réflexion proposé aux enfants, et demandé à notre association d’y participer.

 

Le 25 mars 2012, le comité de Marseille, joignant l’utile à l’agréable, a tenu son Assemblée Générale le même jour que son banquet annuel :

 

Le 12 mai 2012, les adhérents étaient nombreux à participer à notre assemblée générale. Le rapport d’activité a souligné l’énorme travail des commissions et celui des comités locaux, qui a permis d’assurer le succès des initiatives très nombreuses (expositions, conférences…) qui se sont déroulées pour commémorer le 140e anniversaire de la Commune que ce soit à Paris ou en province.

 
 L’association organise ce voyage avec l’aide précieuse de Claudine Bourcelot, présidente de l’Association Louise Michel.

Le samedi, nous partirons à 8 h 30 de Paris pour nous rendre à Vroncourt-la-Côte, le village natal de Louise Michel. Nous visiterons une exposition qui lui est consacrée dans son ancienne école. Nous irons ensuite à Millières et Audeloncourt où elle créa des écoles et fut enseignante.

 

La fête de l’humanité est un rendez-vous important pour notre association.
Pendant 2 jours (samedi 15 et dimanche 16 septembre), la foule des visiteurs va pouvoir consulter nos tables de littérature et de souvenir de la Commune, acheter livres, brochures, tee-shirts, foulards, cartes postales et objets divers décorés par nos adhérents.
L’ambiance militante de la fête étant propice aux discussions et interrogations sur la connaissance de la Commune, son oeuvre et ses idéaux plus actuels que jamais, nous organiserons sur notre stand deux débats : le samedi à 14h30 et dimanche à 14h45.
Ces débats seront suivis par la projection de petits films.

 

Au commencement était le Peuple. Jusqu’alors soigneusement tenu à l’écart de la chose publique, celui-ci s’invite brusquement dans le politique en 1789 [1]. Suite à la prise de la Bastille, puis aux journées des 5 et 6 octobre, les élites aristocratique et bourgeoise apeurées s’ingénient à évincer ce peuple indocile et encombrant du corps électoral. Ainsi naît la distinction entre citoyenneté « active » et citoyenneté « passive » et, en découlant, le suffrage censitaire. A la faveur de la mobilisation populaire de l’été 1792 et de l’abolition de la royauté, le suffrage universel - masculin - est promulgué. Se pose alors avec acuité la question du choix entre démocratie représentative et démocratie directe. Une fois encore, le peuple se charge de trancher le nœud gordien.

Désormais pleinement citoyen, il investit massivement les sections et les clubs et élabore un système politique inédit : le gouvernement direct. Ce modèle regarde la souveraineté populaire comme imprescriptible, inaliénable et indélégable. Les élus du peuple, parce qu’ils sont nantis d’un mandat impératif, sont désignés sous l’appellation de mandataires. Ils doivent être incessamment contrôlés et peuvent être révoqués à merci [2].